Le culte a lieu au temple tous les dimanches à 10h30

Le temple :
9B av. de la Gare
78280 Montigny le Bretonneux

Pasteur : M. Guilhem RIFFAUT
01 30 69 09 02
pasteur@epusqy.org

Présidente du conseil presbytéral :
Mme Hanta RAJAONA
01 30 54 94 58
conseil.epusqy@gmail.com

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Ni fusion, ni uniformisation, mais reconnaissance et acceptation réciproque de l’altérité

Une conviction anime aujourd’hui les acteurs du mouvement œcuménique : l’unité de l’Église ne réside pas dans une hypothétique uniformité. Comme le souligne le théologien luthérien André Birmelé,  » l’unité consiste à reconnaître dans la confession de foi de l’autre communauté sa propre foi sous une autre expression. Il s’agit de transformer le pluralisme de confessions qui s’excluent l’une l’autre, en une nouvelle diversité où une Église pourra reconnaître dans la confession de foi de l’autre Église, sa propre foi dans une piété, une ecclésialité et une théologie différentes. Pareille unité dans la diversité ne signifie ni fusion, ni uniformisation, mais bien reconnaissance et accepta- tion réciproque de l’altérité. Pareille unité dans la diversité est seule en mesure de rendre pleinement témoignage à la richesse de l’Évangile de Jésus-Christ. « 

Tout n’est pas compatible avec l’Evangile

Aujourd’hui encore des Églises estiment que certaines doctrines ou attitudes sont incompatibles avec le message du Christ. C’est en effet l’identité chrétienne qui est en jeu. Dans leur ensemble, les Eglises ont combattu le racisme. C’est ainsi qu’en 1982, la 21e Assemblée Générale de l’Alliance Réformée Mondiale réunie à Ottawa (Canada) affirme son refus  » de toute justification théo- logique  de  l’apartheid  comme  relevant  du status  confessionis pour les Églises, étant donné qu’une telle justification théologique constitue une parodie de l’évangile et, en raison de la désobéissance persistante de la Parole de Dieu qu’elle implique, une hérésie « . En 1984, la Septième Assemblée de la Fédération Luthérienne  Mondiale  à  Budapest  excluait  deux  Églises  blanches d’Afrique du Sud, en raison du soutien continu apporté par ces deux Églises au système d’apartheid et de leur incapacité à mettre fin à la division établie entre leurs membres selon des critères raciaux. […]

Dans le dialogue, il convient de vérifier la hiérarchie des valeurs de chacun

Dans le dialogue avec l’autre, on constate qu’il y a différence et différence. C’est pourquoi il convient de ne pas tout mettre sur un pied d’égalité. Certaines différences sont profondes, fondamenta- les, d’autres le sont moins. A l’intérieur d’une même confession, il y a donc une hiérarchie des valeurs, ou comme l’exprime l’Eglise catholique, une  » hiérarchie des vérités « . Dès que deux ou plu- sieurs partenaires entrent dans un dialogue, il convient de vérifier la hiérarchie des valeurs de chacun. Car ce qui est une conviction profonde pour l’un ne l’est pas forcément de la même manière pour l’autre. Il s’avère important dans le dialogue de reconnaître que les  partenaires  fonctionnent  éventuellement  avec  des   » hiérarchies de valeurs  » différentes. Le point qui  » fait exister ou tomber l’Église  » (Luther) ne se situe pas chez les uns et les autres au même endroit. Il faut donc se garder de reprocher à l’autre son hésitation dans une question qui est pour lui cruciale, alors qu’on la juge soi-même secondaire.

Différence légitime, différence séparatrice

Dans la démarche œcuménique, on distingue entre des différences légitimes entre les Églises chrétiennes et celles qui sont séparatrices. Les différences légitimes ne sont pas un handicap pour l’unité des Églises, les différences séparatrices signent la désunion. La difficulté provient du fait que souvent la même différence est jugée séparatrice pour les uns, alors qu’elle est considérée comme légitime par les autres. Décider ensemble du critère pour discerner entre différence légitime et différence séparatrice est donc un enjeu fondamental.

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