Le culte a lieu au temple tous les dimanches à 10h30

Le temple :
9B av. de la Gare
78280 Montigny le Bretonneux

Pasteur : M. Guilhem RIFFAUT
01 30 69 09 02
pasteur@epusqy.org

Présidente du conseil presbytéral :
Mme Hanta RAJAONA
01 30 54 94 58
conseil.epusqy@gmail.com

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Le dimanche 2 février était dédié à l’Entraide. Le culte a été préparé et célébré par les membres de notre service d’entraide, suivi d’un après-midi de retraite en compagnie d’Isabelle Grellier Bonnal sur le thème du don.

On pense savoir ce qu’est un don, en réalité on mesure rapidement la complexité et les ambigüités du don ainsi que la difficulté psychologique pour celui qui reçoit – don contre-don (la psychanalyse éclaire la notion) Problème de la dette – Le domaine juridique est présent.

Comparaison est faite avec d’autres notions telles que l’échange – lien donateur-donataire : quelles sont les vraies motivations du donateur — Le don n’est jamais une obligation et celui qui le reçoit ne pouvait l’exiger.

Plusieurs questions se posent : le don peut-il être gratuit ? – à vrai dire il n’est jamais gratuit – le donateur en reçoit toujours une gratification – Le don est-il discret ou ostentatoire – le donateur se positionne-t-il en supériorité ou a-t-il suffisamment conscience du bénéfice qu’il en retire et aussi de ce que lui-même a reçu des autres pour placer le donataire à égalité avec lui, à la même hauteur, et ne pas rendre la réciprocité obligatoire.

Problème de la dette pour le donataire – le don reçu le lie au donateur – ce qui peut faire peur – il y a une violence possible dans le don, le donateur exigeant une reconnaissance – Le don devrait être porteur de paix, il peut devenir à l’inverse, suivant l’éthique des protagonistes, source de rapports de forces, de comparaisons, d’exigences et même de haines et de ruptures.

Ambiguïté du don qui peut conduire le donataire à une situation d’assisté ou un sentiment d’être assisté. C’est toute la problématique du travail social.

La question du don renvoie à une multitude de réalités et de champs de réflexion : conditions de vie, précarité, tissu social, religion, morale, justice… On peut être confronté à des conflits de valeur : savoir évaluer ce qui est juste ou pas, ce qui est efficace ou non – références communes décisives pour qu’une discussion soit possible.

Pour clarifier un domaine aussi vaste et complexe, Isabelle Grellier choisit une méthode excellente : décrire la variété des formes et usages du don à travers les époques et les sociétés sur la base de textes qu’elle avait apportés.

Au IIème siècle, le caritatif et le liturgique sont liés au sein des premières . Tous reconnus dans leur unanime pauvreté devant Dieu – Repas de dimension cultuelle autant que sociale et caritative – de nouveaux statuts apparaissent – Episcopoi, Presbyte- roi, Diakonoi. – une diaconie plus personnalisée – ministère diaconal/amour charité/transcendance. Il va découler des nouveaux statuts, aux IIIème et IVème siècles, des hiérarchies, des rapports de forces, conflits dans l’église.

Au Moyen Age, on exalte la pauvreté comme valeur spirituelle et les signes extérieurs  de  la  pauvreté  –  Pauvreté-humilité.  La charité est bénéfique aux riches qui en donnant obtiennent le rachat de leurs péchés – Va advenir la valorisation de la richesse.

A partir du 16ème siècle, changement de paradigme : mise en pratique de la théorie de l’éducation sociale, valorisation de l’école et du travail, valorisation de la rentabilité, plus aucune valeur donnée à la pauvreté. Avec la Réforme, l’assistance aux pauvres érige des exigences sévères, On cherche l’efficacité de l’amour du prochain exigé par Dieu.

Christiane Leclercq

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