Le culte a lieu au temple tous les dimanches à 10h30

Le temple :
9B av. de la Gare
78280 Montigny le Bretonneux

Pasteur : M. Guilhem RIFFAUT
01 30 69 09 02
pasteur@epusqy.org

Présidente du conseil presbytéral :
Mme Hanta RAJAONA
01 30 54 94 58
conseil.epusqy@gmail.com

Nous écrire

Votre nom (obligatoire)

Votre email (obligatoire)

Sujet

Votre message

Avant 1500 : ORIGINE

La Réforme protestante n’est ni le seul, ni le premier mouvement de renouvellement dans l’Eglise. Pourtant la Réforme se distingue des réformes par l’ampleur de ses remises en question ; il ne s’est alors pas agi seulement de lutter contre des abus ou de rectifier des points de doctrine isolés. De plus, ses conséquences ecclésiastiques, politiques et sociales ainsi que dans l’histoire des idées ont été telles qu’une place exceptionnelle se justifie pour la Réforme dans l’histoire de l’Eglise.

Ne l’isolons cependant pas trop : pour cela il faut citer parmi ses sources, hors Nouveau Testament, la pensée de Saint Augustin, parmi ses précurseurs le mouvement vaudois (à partir du 12e siècle), Wicliff (1324-84) et Jean Huss, né en 1369 et mort martyr en 1415.

Rappelons enfin par cette formule luthérienne classique, le message de la Réforme : le chrétien vit de la seule grâce de Dieu, dans la foi seule, fondé sur la seule Écriture.

1500-1525 : EN FRANCE

C’est au sein de tout un courant d’humanisme et de renaissance des langues anciennes (dont le plus illustre représentant est le célèbre Erasme, 1467-1536) qu’il faut situer l’évangélisme ou biblicisme français. Il ne forme pas un mouvement très organisé, mais a un chef de file, le pacifique Lefèvre d’Étaples (1450-1536), grand traducteur et commentateur de la Bible en français. Ses protecteurs sont Briçonnet, évêque de Meaux où se rassemblent des amis de Lefèvre, et Marguerite d’Angoulême.

De nombreux prédicateurs, comme Jean Vitrier, dont on a redécouvert la personnalité, des fidèles, souvent artisans et simples ouvriers, constituaient pendant le premier tiers du 16e siècle toute une tendance active, mais sans création de communautés nouvelles.

1525-1559 : PREMIÈRES ÉGLISES

La rapide diffusion des écrits de Luther à partir de 1520 et l’opposition qu’ils déclenchent, la création d’Églises réformées avec appui des autorités civiles dans plusieurs villes en marge du royaume d’alors (Strasbourg et bon nombre de cités suisses) amènent les partisans des idées novatrices à se regrouper. Les premières prises de position révolutionnaires et les premières persécutions eurent lieu en France en 1534.

L’imprimerie, la circulation des professeurs et étudiants des universités et celle des commerçants répandent alors des idées nettement hostiles à l’institution ecclésiastique.

A partir de 1541, depuis Genève, Jean Calvin (né en 1509 à Noyon, en Picardie, mort en 1564) passé à la Réforme en 1533, influence fortement les groupes constituant des Eglises nouvelles.

Malgré de graves persécutions allant jusqu’au bûcher et malgré les exils on « dressa » des Eglises Réformées un peu partout en France à partir de 1555. Très rapidement leur nombre dépassa un millier (2 millions de personnes), la majorité se situant dans la partie sud du royaume.

1559 : PREMIER SYNODE

Pour la première fois des représentants de diverses Églises réformées locales se réunirent en Synode à Paris en 1559.

Cette assemblée effectua un travail dont les effets durent jusqu’à maintenant : elle adopte une Confession de foi, largement inspirée par Calvin, qui prendra un peu plus tard le nom de Confession de Foi de La Rochelle ; elle fixe une discipline (règle de vie des communautés locales et de leurs rapports mutuels) qui sera peu à peu adaptée, mais est encore en vigueur dans ses grandes lignes, avec son régime presbytérien-synodal, où l’autorité dans l’Église est exercée conjointement par les conseils locaux (presbytéraux) et les synodes.

Contrairement à ce qui s’est passé dans bien des pays où l’Église entière, souvent sous la pression du prince, est passée en bloc à la Réforme, nous nous trouvons, avec le protestantisme français, en face de communautés créées de toute pièce, le plus souvent alors que les anciennes paroisses continuaient à exister sous l’autorité de Rome. Au lieu d’adaptation du culte et de la discipline, on a vu en France une création originale et combative.

1559-1598 : PERSÉCUTIONS ET GUERRES DE RELIGION

Après l’échec du Colloque de Poissy (1561) au cours duquel théologiens catholiques et protestants ne purent se mettre d’accord, le protestantisme apparut autant comme un défi à l’autorité royale que comme un mouvement de foi.
Les persécutions furent systématiques et des massacres se produisirent en bien des lieux. Le plus tristement célèbre est celui de la Saint-Barthélemy (1572) à Paris et dans de nombreuses autres villes. Non seulement un grand nombre de protestants furent tués, mais encore les abjurations et les exils clairsemèrent leurs rangs. La Saint-Barthélemy reste maintenant encore très présente dans la mémoire collective protestante.

Bien que l’on ait toujours continué à voir des conversions au protestantisme, celui-ci commença à diminuer nettement en nombre à partir de 1572.

En ce siècle violent, les protestants ne furent pas tous des tendres. La présence de nobles capables de lever des troupes parmi les protestants, le passage de cités entières sous influence protestante et la détermination de leurs adversaires à les éliminer conduisirent aux guerres de religion, les plus graves et durables guerres civiles que la France ait jamais connues (1562-1577).

Dans le Midi, il y eut même à partir de 1572 une sorte de république protestante en lutte contre l’autorité royale, ayant des troupes et exerçant un pouvoir législatif et de gouvernement.

EN ALSACE

Au 16ème siècle, cette province formée de principautés et villes libres est dans la mouvance germanique. La Réforme s’y fait selon les choix des princes et des magistrats ; plusieurs principautés, surtout au Nord, et plusieurs villes, dont Strasbourg, passent en masse à la Réforme. C’est la tradition luthérienne qui s’y affirma de plus en plus fortement.

Quand la plus grande partie de l’Alsace devint française (1648, Strasbourg 1681), il y eut des difficultés et brimades pour les protestants, mais la révocation de l’Édit de Nantes n’eut pas d’effet en Alsace.

Le pays de Montbéliard (rattaché à la France en 1793) est aussi un pays de vieille tradition protestante.

1598-1685 : APRÈS l’ÉDIT DE NANTES

L’arrivée au pouvoir d’Henri IV, protestant converti au catholicisme, permit la fin des luttes armées et l’Édit de Nantes (1598) donna aux Protestants un certain nombre de droits religieux et quelques garanties militaires. Cependant ces droits étaient limités : deux lieux de culte au plus par baillage, certaines villes exclues, écoles limitées en nombre. Pratiquement, aucun développement n’était plus possible.

Assez bien appliqué durant le règne d’Henri IV, l’Edit de Nantes fut ensuite de moins en moins respecté. Le pouvoir militaire protestant fut peu à peu éliminé. L’événement le plus connu de cette lutte est le siège de La Rochelle (1627-28). Les subsides prévus n’étaient pas payés et les limitations s’ajoutaient les unes aux autres. Sous Louis XIV les persécutions prirent une forme organisée : sous le moindre prétexte les lieux de culte furent peu à peu presque tous supprimés ainsi que les écoles, un très grand nombre de fonctions et métiers furent interdits aux protestants et des conversions par la violence (dragonnades) eurent lieu à très grande échelle.

1685-1787 : RÉVOCATION DE L’ÉDIT DE NANTES

Toutes les mesures prises contre les protestants et leurs Eglises eurent pour effet de diminuer sérieusement le protestantisme par l’exil volontaire, les conversions forcées, le découragement.

Louis XIV pensa lui donner le coup de grâce en révoquant l’Edit de Nantes par celui de Fontainebleau (1685). Les cultes et l’instruction religieuse furent interdits, les pasteurs avaient 15 jours pour quitter le royaume et les fidèles avaient interdiction
de sortir du pays. On estime pourtant à 300.000 le nombre de ceux qui ont fui hors de France. Les derniers îlots protestants furent convertis de force. Les persécutions (mort, galère, prison) n’empêchèrent pourtant pas des groupes de se reformer, des assemblées de se tenir « au désert, (en secret) ; quelques prédicateurs itinérants entrèrent en action.

De 1688 à 1715, aiguillonnés par des mouvements prophétiques, des protestants des Cévennes menèrent une insurrection armée contre le pouvoir. Cette guerre des Camisards ne cessa qu’après l’intervention de troupes très nombreuses.

1787-1905 : RESTAURATION ET RÉVEILS

Grâce à des périodes d’accalmie, des Églises Réformées commencèrent à se reconstituer (Antoine Court). Il y eut même des Synodes nationaux (secrets). Le dernier pasteur pendu à cause de son ministère le fut en 1762 et les derniers forçats huguenots sortirent du bagne en 1775. En 1787, l’Édit de Tolérance permit aux protestants de retrouver un état civil et en 1789 la liberté religieuse fut proclamée. A partir de 1795 et surtout 1801 les cultes purent s’organiser à peu près librement.

La situation juridique des Églises Luthériennes et Réformées fut établie par le concordat napoléonien de 1801, rédigé selon les intentions du pouvoir et non selon les souhaits des Églises. En particulier, les synodes ne pouvaient pratiquement pas se réunir.

Malgré certaines limites, la liberté retrouvée permit la reconstitution des Églises. En 1875, on compte 700.000 protestants en France. Les paroisses, regroupées en Consistoires, se recréent et la formation théologique peut s’organiser en France même.

Il faut dire qu’au début du 19e siècle la prédication protestante était souvent éloquente mais vague. Plusieurs courants se développèrent pour redonner vigueur au message protestant. Une grande opposition exista entre ces courants et en particulier entre celui du Réveil (appelé ensuite orthodoxe) et le libéralisme. Elle marque profondément les églises protestantes françaises pendant plus d’un siècle. Les réformés se partagèrent même en plusieurs unions d’églises.

Toute cette période fut aussi marquée par un grand effort de diffusion biblique, d’évangélisation et de mission. Les créations sociales mobilisèrent aussi les énergies du protestantisme au sein duquel se trouvèrent des pionniers dans bien des domaines. Les protestants jouèrent un grand rôle dans l’enseignement et en particulier au moment de la mise en place de l’Instruction Publique (1881).

Sous la Troisième République un Synode national réformé put se réunir en 1872, de même qu’un Synode luthérien, mais du côté réformé deux unions d’églises (orthodoxe et libérale) furent créées et se structurèrent peu à peu, non sans certaines tentatives de rapprochement.

APRÈS 1905

La séparation entre l’État et les Églises fut bien acceptée par les protestants (1905). Après cet événement, malgré la division persistante entre réformés, un lien s’établit entre presque toutes les branches du protestantisme (luthériens, réformés, méthodistes, baptistes) avec la création en 1907 de la Fédération Protestante de France. En 1910 la Société Centrale d’Évangélisation rassemble deux organismes auparavant distincts. La Mission Populaire, créée en 1870 se développe et le scoutisme unioniste est le premier, à partir de 1911, a appliquer en France les idées de Baden-Powel.

De nouveaux courants théologiques apparaissent à partir des années 20, en particulier le barthisme, qui rendent la lutte entre libéraux et orthodoxes moins vive. L’esprit du temps est à l’union ; sur le plan international on s’achemine vers la constitution du Conseil Œcuménique des Eglises. En 1938 a lieu à Lyon la reconstitution de l’Eglise Réformée de France qui réunit presque toutes les églises de tradition réformée et méthodiste.

La Fédération Protestante s’est peu à peu développée. De nombreux services communs furent créés. Elle s’est élargie par l’admission récente d’églises de la tendance «évangélique», tziganes notamment. Malheureusement une union plus visible entre les églises protestantes est encore à l’état de rêve.

Le protestantisme français est très dispersé, avec quelques régions de forte concentration : Alsace et Franche-Comté, Cévennes, Poitou, bien que ces dernières régions se dépeuplent parce que rurales.

Il est traversé par des courants théologiques très divers où, par exemple, l’intérêt pour les données économiques, sociales et politiques est très variable. Les divers types de lecture biblique sont une autre source de tension.

Depuis Vatican II, l’œcuménisme vis-à-vis de l’Église Catholique a amené le protestantisme a des réactions moins épidermiques (on n’est plus protestant seulement par anticatholicisme !) mais le pousse à se reposer la question de sa spécificité, de sa vocation.

LES LEÇONS DE L’HISTOIRE

Il ne faut pas les surestimer ; l’important est ce que vit chaque chrétien devant Dieu, dans la foi en Jésus-Christ. Cela, l’histoire ne peut qu’imparfaitement. Pourtant le passé du groupe au travers duquel on a reçu l’Évangile n’est pas neutre ; il est bon d’en être conscient. Pour cela rappelons quelques données :

La Réforme française, dans son organisation, a été, pour l’époque, passablement révolutionnaire.

Même avec l’adhésion locale de populations entières, le protestantisme français a toujours été minoritaire. Il a été persécuté pendant deux siècles et demi et assez mal vu pendant les deux siècles suivants. Sauf quand l’esprit démocratique de la société leur a semblé en concordance avec leur mentalité, les protestants français ont eu maille à partir avec les autorités civiles. Il y a donc une sensibilité protestante devant la situation des minorités et des exclus. Au-delà de cette caractéristique sociologique on peut parler d’une quête permanente d’une autorité supra-humaine.

(source : Fédération protestante de France)

Événements à venir

  1. Culte et Cène

    octobre 22 @ 10 h 30 min - 11 h 30 min
  2. Protestant en Fêtes à Strasbourg

    octobre 27 - octobre 29
  3. Culte

    octobre 29 @ 10 h 30 min - 11 h 30 min