Le culte a lieu au temple tous les dimanches à 10h30

Le temple :
9B av. de la Gare
78280 Montigny le Bretonneux

Pasteur : M. Guilhem RIFFAUT
01 30 69 09 02
pasteur@epusqy.org

Présidente du conseil presbytéral :
Mme Hanta RAJAONA
conseil.epusqy@gmail.com

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Vous trouverez ci-dessous les lectures et la prédication de ce matin.
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Lecture

Matthieu 28 : 16-20

Les onze disciples partent pour la Galilée. Ils arrivent sur la montagne où Jésus leur a dit d’aller.
En voyant Jésus, ils l’adorent mais certains hésitent à croire.
Jésus s’approche et leur dit : « J’ai reçu tout pouvoir au ciel et sur la terre.
Allez chez tous les peuples pour que les gens deviennent mes disciples. Baptisez-les au nom du Père, du Fils et de l’Esprit Saint.
Apprenez-leur à obéir à tous les commandements que je vous ai donnés. Et moi, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde.  »

Prédication

ce dimanche, dans beaucoup d’Églises chrétiennes, c’est la fête de la trinité, du Dieu unique à la fois Père et Fils et Esprit saint.

Trinité, c’est un nom qu’on donne à Dieu. Dans la Bible, Dieu s’appelle Elohim, El Shaddaï, El Olam (« El… »). Il y a aussi ce nom imprononçable, les quatre lettre YHWH qu’on transcrit parfois Iahvé, qu’on traduit par « Je suis », qu’on lit généralement « Adonaï » (Seigneur, Éternel…) et qu’on interprète comme voulant dire de Dieu qu’il est un Dieu avec et pour son peuple, le peuple de ses ami·e·s.

Pour parler de Dieu, on utilise aussi des expressions comme « l’Ange du Seigneur » ou « le Royaume des Cieux » ou « le Souffle de Dieu ». La Bible multiplie les images : Dieu est comme un promeneur (dans un jardin ou sur la terre), une ours, un potier, une mère (Ps 131,2) qui met au monde son enfant (Dt 32,18), qui l’allaite (És 49,15) qui console (66,13) et l’aime avec tendresse (49,15)…  

Dans les livres chrétiens, on utilisera ensuite le même mot (kyrios, le Seigneur) pour parler à la fois de Dieu et de Jésus. Autrement dit, Jésus s’appelle Dieu. Lorsqu’il dit « Je suis ceci » ou « Je suis cela », par exemple : « Je suis le chemin » ou « Je suis la vie », il nous annonce une Bonne Nouvelle, celle d’un Dieu qui est là avec nous, celle d’un Dieu qui fait des merveilles pour nous. Jésus dira même : « J’ai voulu vous rassembler, comme une poule rassemble ses poussins ».

À la fin, Dieu nous dépasse complètement. On parle de lui au singulier, mais on le connaît – toujours imparfaitement – sous différents aspects. S’attacher à l’un de ses aspects en particulier, c’est risquer de perdre se perdre dans l’océan de notre imagination et de nos superstitions. C’est aussi risquer de perdre son temps…

Dans le même temps, parler « de Dieu », comme autrefois on parlait de Zeus (c’est le même mot), c’est courir le risque de l’enfermer, de le limiter, d’en faire un vieillard sur son nuage ou d’en parler comme on parlerait de la courge qu’on vient d’acheter au marché, d’une chaise ou d’un bouton de chemise (un objet).

Reconnaissant les limites de l’intelligence humaine, le judaïsme, au fil du temps, a pris l’habitude, aujourd’hui bien ancrée, de ne pas prononcer le nom de Dieu. Dieu est insaisissable, même par la parole – alors, autant rendre son nom imprononçable. Mais comme il est passionnant, ce Dieu, et qu’il faut bien parler de lui, on l’appellera alors Adonaï, « le Seigneur », en lui donnant les attributs d’un chef , ou tout simplement, « le Nom ».

Dans le christianisme, suite au bouleversement qu’a été la rencontre avec Jésus pour ses ami·e·s : sa vie, sa mort et son retour à la vie, son enseignement et les merveilles qu’il a faites, on s’est rendu compte que le meilleur moyen de parler de Dieu, c’était encore de parler de Jésus et que parler de Jésus, c’était parler de Dieu.

Et comme Jésus appelait Dieu son Père, se présentait comme son Fils et promettant de nous envoyer son Esprit après qu’il nous aura quitté (en montant au ciel), les premiers chrétiens ont fini par réaliser que toutes les images bibliques ou autres pouvaient se résumer à cette expression – le Père et le Fils et le Saint-Esprit, tout en étant elle-même un bon moyen, parce qu’imparfaite, de rappeler que Dieu nous dépasse complètement.

Dieu nous dépasse, mais il est proche de nous. Il est hors de notre portée, mais il nous tient dans sa main, avec beaucoup de tendresse – c’est ce mystère qu’on a fini par appeler, quelque part dans l’Afrique du Nord du troisième siècle, la Trinité, pour « triple unité ».

Dieu nous dépasse, mais il est proche de nous. Cette proximité c’est ce qu’on appelle l’amour. La Trinité, c’est une manière de dire que Dieu est amour. Le Père aime son Fils, qui le lui rend bien, dans un même Esprit d’amour partagé avec chacun·e d’entre nous – pour peu que nous le voulions bien, que nous nous laissions faire par lui plutôt que de lui résister.

Si Jésus demande à ses ami·e·s de baptiser celles et ceux qui le veulent bien au nom du Père et du Fils et de l’Esprit saint c’est que le baptême, c’est être plongé dans l’amour de Dieu.

L’amour de Dieu est là, offert à tout le monde, mais accepter cet amour, se laisser saisir par Dieu, entrer dans le mouvement de ses ami·e·s partout sur terre, c’est cela, être baptisé.

Le baptême, c’est un moment de partage dans le bon esprit, pour toute la vie. C’est découvrir, ou reconnaître pour son enfant, qu’il ou elle est un fils ou une fille de Dieu, tout comme, dans la Bible, le Père annonce que Jésus est son Fils au moment où l’Esprit, comme une colombe, descend sur lui.

Être baptisé, c’est laisser Jésus nous apprendre que la mort n’est pas la fin et que la vie est plus forte. C’est découvrir que nous pouvons dépasser la peur de la mort, la peur de l’autre (c’est la même chose) en demandant à Dieu, cette Trinité si pleine d’amour, l’amour qui nous manque au quotidien. Être baptisé, c’est alors vivre en compagnie de Jésus une vie qui n’en devient pas plus facile, mais qui en vaut la peine.

Dieu nous dépasse. L’amour nous dépasse. Pardonner à ceux qui nous ont fait du mal, c’est hors de notre portée. La patience, la bonté, la maîtrise de soi et la confiance dans les autres ; l’amour, la joie, la paix, l’esprit de service et la douceur, voilà ce qui nous manque.

Mais Jésus nous apprend que toutes ces choses qui nous manquent, nous pouvons les demander à Dieu, qui nous les donnera. En tant que parents, parrains ou marraines, frères et sœurs en Christ, nous ne pouvons pas transmettre grand-chose à nos enfants, ceux de notre famille, de notre communauté… Mais nous pouvons demander à Dieu l’amour qui nous manque, la confiance en la vie qui nous manque, et encourager nos enfants à faire de même, à leur tour.

La foi, ça ne se transmet pas. Mais nous pouvons encourager, par notre exemple, une attitude de confiance envers Dieu : compter sur son secours, lui demander son aide. C’est ce qu’on appelle la prière. Cela se transmet. Faire confiance à Dieu pour aimer à notre tour, c’est notre mission à tou·te·s. C’est avec cette mission que Jésus nous envoie dans le monde. Amen

Guilhem Riffaut, pasteur

Événements à venir
  1. Chorale

    octobre 23 @ 10 h 45 min - 12 h 00 min
  2. Culte

    octobre 24 @ 10 h 30 min - 11 h 30 min
  3. Chorale

    octobre 30 @ 10 h 45 min - 12 h 00 min