Le culte a lieu au temple tous les dimanches à 10h30

Le temple :
9B av. de la Gare
78280 Montigny le Bretonneux

Pasteur : M. Guilhem RIFFAUT
01 30 69 09 02
pasteur@epusqy.org

Présidente du conseil presbytéral :
Mme Hanta RAJAONA
conseil.epusqy@gmail.com

Nous écrire

Votre nom (obligatoire)

Votre email (obligatoire)

Sujet

Votre message

Bonjour à toutes et à tous,

Il est vivant ! Joyeuses Pâques !

  • Vous trouverez ci-dessous les lectures et la prédication de ce matin.
  • Pour vous inscrire au culte de dimanche prochain (10h30), il vous suffit de nous écrire par mail.
  • Vous pouvez soutenir votre Église et sa mission par vos dons en cliquant ici.

Lecture

Marc 16 : 1-8

Quand le sabbat est fini, Marie de Magdala, Marie la mère de Jacques et Salomé achètent des huiles parfumées pour aller les mettre sur le corps de Jésus.

Le dimanche matin, très tôt, au moment où le soleil se lève, elles partent vers la tombe.

Elles se disent entre elles : « Qui va rouler pour nous la pierre à l’entrée de la tombe ? »

Mais les femmes regardent et elles voient qu’on a déjà roulé la pierre, pourtant elle est très grande.

Elles entrent dans la tombe, elles voient un jeune homme, assis à droite, en vêtement blanc. Alors les femmes sont effrayées.

Mais il leur dit : « N’ayez pas peur ! Vous cherchez Jésus de Nazareth, celui qu’on a cloué sur une croix. Il s’est réveillé de la mort, il n’est pas ici. Voici l’endroit où on l’avait mis.

Maintenant, allez dire à Pierre et aux autres disciples : “Jésus vous attend en Galilée. Vous le verrez là-bas, comme il vous l’a dit.”  »

Les femmes sortent de la tombe et partent en courant. Elles tremblent, elles sont bouleversées, et elles ne disent rien à personne, parce qu’elles ont peur.

Le jour de la résurrection, tiré de la Vie de Jésus mafa (1973)

Prédication

Dans les plus anciens manuscrits de la Bible, l’Évangile selon Marc s’arrête là : « Elles ne disent rien à personne, parce qu’elles ont peur ». Ce sont les tout derniers mots de Marc. La peur, c’est le dernier mot du livre. On n’y trouve pas de récit des apparitions de Jésus à ses amis. Seulement une invitation à aller le retrouver ailleurs. Et c’est la peur qui a le dernier mot.

On peut comparer avec la fin des autres évangiles. Matthieu termine par un appel de Jésus à aller chez tous les peuples de la terre pour lui gagner des disciples, un appel à baptiser, qu’il conclut dans l’espérance : « Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde ».

Chez Luc, Jésus lève les mains pour bénir ses disciples et monte au ciel. Alors, les disciples retournent à Jérusalem, très joyeux et passent ensuite tout leur temps à chanter les louanges de Dieu. Enfin, on quitte Jean sur cette note émerveillée : « Jésus a encore fait beaucoup d’autres choses. Si on les écrivait toutes l’une après l’autre, à mon avis, le monde entier ne pourrait pas contenir les livres qu’on écrirait. »

Mais rien de tout cela chez Marc. On nous laisse avec la peur. Les femmes qui ont trouvé la tombe de Jésus vide ne disent rien à personne, parce qu’elles ont peur. Elles ont peur de ce qu’elle ont vu : la tombe dont Jésus est sorti, l’ange de Dieu venu leur annoncer la nouvelle ! Elles ont peur, aussi, dans un monde qui s’est acharné après Jésus, de ce qui pourrait leur arriver à elles, ses disciples.

Alors même que Jésus est revenu à la vie, le livre s’achève sur la peur, la peur de la mort. La mort a été vaincue mais ce n’est pas pour autant qu’elle a disparu. Pas encore. Cela viendra. Mais ça pourrait être demain. Ou aujourd’hui ! L’instant qui vient. C’est notre espérance.

Fêter le retour à la vie de Jésus, ce n’est pas faire comme si la mort n’était rien, ou pas grand-chose. De toute manière, ce n’est pas ce que nous ressentons, ce n’est pas ce à quoi nous sommes confrontés dans notre existence. Pour les femmes qui se rendent à la tombe ce matin, la mort, ce n’est pas rien non plus.

Elles ont vu Jésus abandonné par ses amis, qui sont partis en courant au moment de son arrestation. On a traîné Jésus devant le tribunal, on l’a couvert de mensonges. On l’a condamné à mort, on a craché sur lui, on l’a couvert de gifles et de coups de poings. De coups de bâton et de coups de fouet. On l’a attaché, pour le clouer sur une croix, pour faire plaisir à la foule. Sur la croix, on l’insulte et on se moque de lui. On lit même : « Et ceux qu’on a cloués sur des croix à côté de Jésus l’insultent aussi. » (15,32)

Le jour de la mort de Jésus (c’est comme si c’était avant-hier), en plein après-midi, il fait nuit dans tout le pays. Jésus meurt seul (« Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »), dans la nuit, poussant un grand cri.

Le livre de Marc nous laisse avec la peur car en nous parlant du retour à la vie de Jésus, il ne veut pas diminuer la mort. Il ne veut pas la dépassionner. Dieu ne veut pas diminuer la mort, il veut la détruire, pour nous en libérer, nous libérer de la peur de la mort et de la peur de l’autre (c’est la même chose), pour construire autre chose avec nous. Jésus ne veut pas dépassionner la mort, au contraire, c’est sa passion pour l’humanité qui l’a poussé à donner sa vie pour nous. Pour nous faire vivre autrement, nous faire vivre vraiment.

La mort n’est pas rien. Mais c’est sur cette nuit que le soleil ce lève, ce dimanche matin. C’est après ce shabbat forcé que Jésus s’est réveillé et a repris la route. C’est là où le corps de Jésus était couché qu’un ange en vêtement blanc nous accueille.

La mort, c’est une très grande pierre, nous dit la Bible. Mais c’est cette très grande pierre qui a été roulée. « Le soir, il y a encore des pleurs, mais le matin, c’est un cri de joie. » lit-on dans les Psaumes (30,5). Le retour à la vie de Jésus, c’est un cri de joie ! Après les pleurs, la peur, un cri de joie.

Nous, les êtres humains, nous sommes peureux. Nous avons peur de la mort et des autres (peur de ce qu’ils ne sont (pas comme nous), peur de ce qu’ils pourraient nous faire, de ce qu’ils pourraient nous prendre, et pourquoi pas notre vie ?). Mais si nous laissons Dieu nous prendre par la main, il nous fera vivre.

Ce n’est pas pour rien qu’il change le nom de Simon, à l’origine le plus peureux et le plus bête des disciples en Pierre. Simon a laissé Jésus faire de lui une pierre vivante de la maison sans murs qu’il veut construire avec chacun·e d’entre nous. Une maison qu’on appelle l’Église, le mouvement des ami·e·s de Jésus partout sur la terre. N’ayons pas peur de la pierre roulée, laissons Dieu faire de nous des pierres vivantes.

« N’ayez pas peur », bien sûr, c’est plus facile à dire qu’à faire. Dans la Bible, Jésus a connu les pleurs, la peur. Encore une fois, il a crié de désespoir « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? ». Si même Jésus s’est senti abandonné par Dieu…

Mais le cri de joie de Jésus, son retour à la vie, cela, ça dépasse même la Bible. Marc n’en parle pas parce que ce n’est plus la Bible, c’est la vie. C’est le moment de refermer le livre et de vivre (« Commencement de l’Évangile de Jésus-Christ » (Mc 1,1)).

Nous ne pouvons pas faire grand-chose pour vivre. La mort est une très grande pierre, trop grande pour nous, mais Dieu la roule pour nous, il ouvre pour nous, pour toi, pour moi, un chemin qui est la vie. Ce chemin passe par la tombe, il nous faut lui faire face, c’est-à-dire faire confiance à Jésus, le suivre dans la tombe, lui qui y est entré avant nous, qui en est ressorti, un matin de vie, et qui nous attends ailleurs.

Laissons Dieu rouler pour nous la très grande pierre. Nous ne pouvons pas faire grand-chose, mais nous pouvons faire cette petite chose. C’est même la seule chose que nous puissions faire, et c’est une petite chose qui change la vie.

Chez Marc, l’ange donne rendez-vous aux femmes « là-bas » en Galilée. C’est là qu’elles trouveront Jésus. La Galilée, c’est partout. « Là-bas », c’est ici. Et pour nous apprendre à vivre ici en sa compagnie, une fois le livre refermé, Jésus nous a donné deux choses : le baptême et la communion.

Demander le baptême, comme notre sœur Sandra aujourd’hui, comme nos frères Julian, Robin et Samuel, qui feront leur confirmation dans quelques semaines, c’est tout simplement dire : je veux vivre au quotidien avec Dieu. Et la communion, c’est tout simplement apprendre ce qu’est, au quotidien, la vie avec Dieu. Une vie dans le pardon et le don de la vie. Une vie en compagnie de Dieu, avec et pour les autres au cœur de la création.

Une vie à l’image d’un repas pris ensemble en compagnie de Dieu, dans l’unité, le pardon et la paix.

Et cette vie-là est un chemin. Jour après jour, on tombe et on se relève. On ferme la Bible et on la rouvre. On a peur et on fait confiance. On blesse et on est pardonné. On est blessé et on pardonne. On est dans la tombe et on en sort. On vie et on meurt, et on vie à nouveau, avec Jésus. Cette vie-là n’est pas facile. Ça n’est pas facile, de se laisser faire par Dieu (de prier), de faire face, de laisser la place à Dieu. Mais cela en vaut la peine.

Il y a le jour et la nuit, mais à la fin, c’est un matin de vie. Il y a la mort et la vie, mais à la fin, c’est la vie en compagnie de Dieu. Pour toujours. Cette espérance, c’est la vie. Amen.

Guilhem Riffaut, pasteur

Événements à venir
  1. Conseil presbytéral

    avril 20 @ 20 h 00 min - 22 h 30 min
  2. Bureau

    mai 11 @ 20 h 00 min - 22 h 30 min
  3. Culte et KT

    mai 16 @ 9 h 30 min - 12 h 30 min