Le culte a lieu au temple tous les dimanches à 10h30

Le temple :
9B av. de la Gare
78280 Montigny le Bretonneux

Pasteur : M. Guilhem RIFFAUT
01 30 69 09 02
pasteur@epusqy.org

Présidente du conseil presbytéral :
Mme Hanta RAJAONA
conseil.epusqy@gmail.com

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Bonjour à toutes et à tous,

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Lecture

Jean 12 : 20-30

Quelques Grecs aussi sont venus à Jérusalem, pour adorer Dieu pendant la fête.

Ils s’approchent de Philippe, qui est du village de Bethsaïda, en Galilée, et ils lui demandent : « Nous voulons voir Jésus. »

Philippe va le dire à André, ensuite, tous les deux vont le dire à Jésus.

Jésus leur répond : « Maintenant, c’est le moment où le Fils de l’homme va recevoir de Dieu la gloire.

Oui, je vous le dis, c’est la vérité : le grain de blé tombé dans la terre doit mourir, sinon, il reste seul. Mais s’il meurt, il donne beaucoup de grains.

Celui qui aime sa vie la perdra. Mais si quelqu’un aime Dieu plus que sa vie dans ce monde, cette personne gardera sa vie et elle vivra avec Dieu pour toujours.

Celui qui veut me servir doit me suivre, et mon serviteur sera là où je suis. Mon Père récompensera celui qui me servira. »

« Maintenant, mon cœur est troublé. Est-ce que je vais dire : “Père, sauve-moi de ce qui va arriver en ce moment” ? Mais c’est pour cela que je suis venu, pour ce moment.

Père, rends ton nom glorieux. » Alors, une voix vient du ciel et dit : « Je l’ai déjà rendu glorieux, et je le rendrai glorieux de nouveau. »

La foule qui est là et qui a entendu dit : « C’est un coup de tonnerre. » D’autres disent : « Un ange a parlé à Jésus. »

Mais Jésus dit : « Ce n’est pas pour moi que cette voix a parlé, mais c’est pour vous.

Prédication

On vient de loin pour trouver Jésus. Quelques Grecs sont venus à Jérusalem pour adorer Dieu pendant la fête. On s’apprête à fêter Pessah, la Pâque juive. La fête du jour où Dieu a libéré le peuple d’Israël de l’esclavage en Égypte. À l’époque, on se rendait au temple de Jérusalem pour y tuer un agneau que l’on mangeait avec du pain sans levain. Jésus, lui vient d’arriver à Jérusalem. Il est désormais un personnage célèbre, qu’une grande foule a accueilli avec des cris de joie, en agitant des branches de palmiers.

En effet, beaucoup de gens font confiance à Jésus depuis qu’il a ramené son ami Lazare, qui était mort depuis plusieurs jours, à la vie. Beaucoup de gens, c’est-à-dire, des juifs comme Jésus, mais aussi des non-juifs, ceux qu’on appelle « les Grecs ».

Dans la Bible, beaucoup de ces « Grecs » habitent la Galilée, cette région du nord de la Palestine dont Jésus est lui-même originaire. Des « Grecs », des non-juifs, marchent donc dans les pas de Jésus et viennent à sa rencontre à Jérusalem. Ils s’approchent de Philippe, un compagnon de Jésus qui est de Galilée, lui aussi, et ils lui demandent : « Nous voulons voir Jésus. »

Lorsque Jésus apprend que des non-juifs ont traversé le pays pour venir le voir, il dit : « Maintenant, c’est le moment où le Fils de l’homme va recevoir de Dieu la gloire. » La gloire, c’est la renommée, la célébrité. « Maintenant, c’est le moment où je deviens vraiment important ». Mais dans la pensée juive, la gloire (kavod) c’est d’abord le poids, la valeur, le rayonnement d’une personne. Concernant Dieu, c’est sa présence. C’est le moment où Jésus se fait présent à toute l’humanité.

« Maintenant, c’est le moment », dit Jésus. Le moment où il va mourir, revenir à la vie et monter au ciel. C’est le moment où Dieu s’adresse à l’humanité toute entière, à chacun·e d’entre nous. Lorsqu’on dit que Jésus est au ciel, c’est pour exprimer le fait qu’il présent pour tout le monde, partout et en toutes circonstances. C’est donc le moment où Jésus devient un personnage important pas seulement pour les hommes et les femmes de son pays, de son temps, mais pour tous les êtres humains. Pour toi, pour moi.

Et ce moment lui fait peur. Jésus a peur de mourir. Il n’est pas sûr d’avoir envie d’être quelqu’un d’important, une personne qui compte pour nous, 2000 ans après. Il dit : « Maintenant, mon cœur est troublé. Est-ce que je vais dire : Père, sauve-moi de ce qui va arriver en ce moment ? » Jésus a d’abord envie de vivre, d’être sauvé de la mort. Il voudrait l’oublier, la mort, car il en a peur, comme tous les humains. Mais dans la prière, il s’en remet à la volonté de Dieu, en disant : « Mais c’est pour cela que je suis venu, pour ce moment ». Jésus a une mission à remplir.

Jésus est venu nous ouvrir un chemin à travers la mort, comme Dieu a ouvert un chemin pour son peuple à travers la mer. C’est sa mission. C’est la bonne nouvelle de son retour à la vie : la vie est plus forte que la mort, la vie a le dernier mot. C’est le sens de la vie. S’y attacher, se laisser entrainer par Dieu sur ce chemin, c’est donner un sens à sa vie. À ta vie. L’important, ce n’est pas de vivre longtemps, c’est de vivre vraiment. Vivre, c’est aimer Dieu plus que sa propre vie, dit Jésus. C’est vivre, c’est laisser Dieu faire de nous ce qu’il veut, dans la confiance en sa bonne volonté.

C’est une libération : Il ne s’agit plus d’essayer d’oublier la mort et de faire comme si nous étions pour toujours sur la terre, mais d’y faire face d’une manière qui soit ouverture à la vie. Faire face, ce n’est pas accepter la mort, c’est se laisser pousser sur le chemin qui la traverse. Nous ne faisons que passer sur terre, mais nous ne faisons aussi que passer à travers la mort.

C’est cela, la croix, à laquelle Jésus s’attache pour nous ouvrir enfin à la vie. La croix indique la mort par laquelle nous passerons tous, elle indique aussi la vie que nous retrouverons de l’autre côté. Une vie différente, qui en vaut la peine, comme une graine qui s’ouvre, qui germe et donne du fruit.

C’est le moment. Le moment pour Jésus devenir qui il est vraiment. Pas seulement le faiseur de merveilles qui réveille les morts dans la Palestine du premier siècle, mais cette personne passionnée d’humanité venue au nom de Dieu nous donner la vie, à nous aussi, aujourd’hui. Par sa mort, Jésus n’est pas resté comme un grain de blé isolé. Il donne beaucoup de grains : tous les hommes, toutes les femmes et tous les enfants qu’il continue d’inspirer, chaque jour, partout sur terre.

L’attitude face à la mort, en route pour la vie à laquelle nous invite Jésus, c’est participer à cela. C’est se laisser emporter par cette vie, ce Christ qui nous dépasse. Cette vie qui nous précède et dont l’écho retentira longtemps après notre mort. C’est accepter de devenir quelqu’un d’autre, c’est ce qui est difficile. Mais c’est devenir qui nous sommes vraiment. Non pas une graine isolée, mais une personne avec Dieu, en sa compagnie, en communion avec l’humanité, pour une belle moisson.

Lorsque Jésus arrive à Jérusalem, il est une célébrité et on vient de loin pour le rencontrer. Mais il renonce à cela et se compare finalement à un grain de blé. Une petite chose sans importance qui n’acquiert du poids, de la valeur, de l’importance que par ce que Dieu fait d’elle à travers la mort : un épi, de la farine, du pain. C’est la gloire du grain de blé.

Dieu n’a pas voulu la mort, il veut nous en libérer. Il veut faire de nous des grains de blé. Des petites choses plus fortes que la mort ! Alors, réjouissons-nous ! Réjouissons-nous qu’il nous soit donné dès aujourd’hui de vivre comme des grains de blé sans importance : c’est Dieu qui s’occupe de faire de nous des épis, de la farine, du pain ! Laissons dès aujourd’hui à Dieu le soin de faire de nous ce qu’il lui plaît, nous changer, nous transformer, faire de nous des graines sans importance et donc, tellement importantes. Faisons-lui confiance. C’est tout ce que nous pouvons faire, et c’est déjà beaucoup.

Dieu nous promet aujourd’hui la vie comme il a promis hier une terre à son peuple. La vie promise, ce n’est pas la vie qu’on mène, c’est la vie qu’on nous donne. C’est la vie que Dieu amène. C’est la vie donnée, la vie d’ailleurs. C’est la vie que Jésus a donné à Lazare, c’est la vie que Dieu a rendue à Jésus. La vie d’ailleurs, c’est Jésus venu de Galilée pour mourir et revenir à la vie pour nous, ici et maintenant. Vivre, c’est être de passage. De passage sur la terre, de passage dans la terre, comme une graine. C’est être de passage à travers la mer, de passage à travers la mort, vers d’avantage de vie encore.

C’est toujours le moment, le bon moment, pour s’attacher à Jésus, à l’humanité, telle qu’il nous la dévoile. C’est le bon moment pour vivre tout simplement, comme de simples grains de blés, pour vivre comme si on était de passage, en faisant face, prêts à laisser la place. Faire face, prêt·e·s à faire place à toutes ces graines qui nous succèderont et qui feront à leur tour, connaître autour d’elles l’amour de Dieu, ce Dieu passionné d’humanité, passionné par nous. C’est toujours le bon moment pour faire place à d’autres graines, à la farine, au pain de Dieu. Pour faire face à la mort et faire place à Jésus. C’est notre mission. C’est la vie. Amen.

Guilhem Riffaut, pasteur

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