Le culte a lieu au temple tous les dimanches à 10h30

Le temple :
9B av. de la Gare
78280 Montigny le Bretonneux

Pasteur : M. Guilhem RIFFAUT
01 30 69 09 02
pasteur@epusqy.org

Présidente du conseil presbytéral :
Mme Hanta RAJAONA
conseil.epusqy@gmail.com

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Bonjour à toutes et à tous,

  • Vous trouverez ci-dessous les lectures et la prédication de ce matin.
  • Pour vous inscrire au culte de dimanche prochain (10h30), il vous suffit de nous écrire par mail ou nous téléphoner.
  • Vous pouvez soutenir votre Église et sa mission par vos dons en cliquant ici.

Lecture

Jean 3 : 14-21

Dans le désert, Moïse a placé le serpent de bronze en haut d’un poteau, devant tous. De la même façon, le Fils de l’homme doit être placé en haut, devant tous. Ainsi, tous ceux qui croient lui en auront la vie avec Dieu pour toujours.

 « Oui, Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique. Ainsi, tous ceux qui croient en lui ne se perdront pas loin de Dieu, mais ils vivront avec lui pour toujours. En effet, Dieu n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour condamner le monde, mais il l’a envoyé pour qu’il sauve le monde. Celui qui croit au Fils n’est pas condamné. Mais celui qui ne croit pas, celui-là est déjà condamné parce qu’il n’a pas cru au Fils unique de Dieu.

 « Et voici comment on est condamné : la lumière est venue dans le monde, mais les gens ont préféré la nuit à la lumière parce qu’ils font le mal. Tous ceux qui font le mal détestent la lumière et ils ne vont pas vers la lumière. En effet, ils ont peur qu’on découvre leurs mauvaises actions. Mais ceux qui font la volonté de Dieu vont vers la lumière. Ainsi, on voit clairement ce qu’ils font, on voit qu’ils obéissent à Dieu. »

Prière à Ha Phororo, Afrique du Sud

Prédication

Nicodème, un chef juif, vient trouver Jésus quand il fait nuit. Jésus lui parle du baptême. Il dit à Nicodème que personne ne peut voir le Royaume de Dieu s’il ne naît pas de nouveau. Nicodème demande alors : « Comment est-ce que quelqu’un peut naître quand il est vieux ? ». Et Jésus de répondre : « Personne ne peut entrer dans le Royaume de Dieu, s’il ne naît pas d’eau et d’Esprit. Ceux qui sont nés d’un père et d’une mère appartiennent à la famille des humains. Et ceux qui sont nés de l’Esprit Saint appartiennent à l’Esprit Saint. »

On ne devient pas chrétien en étant baptisé. On devient chrétien en faisant confiance à Jésus. Certains chrétiens sont baptisés, d’autres non ou pas encore. Mais Jésus parle du baptême comme d’un rendez-vous avec lui. C’est comme un premier jalon, un poteau planté dans la terre qui marquerait un point de rencontre – rencontre avec Jésus, et le point de départ d’une nouvelle aventure, d’une nouvelle vie – en compagnie de Dieu (les jalons suivants : le repas du Seigneur).

Dans les églises, il y a celles et ceux qui font confiance à Jésus – qu’ils aient été baptisés ou non, et ceux qui ne font pas confiance à Jésus. Ces derniers peuvent avoir été baptisés, c’est-à-dire qu’ils peuvent avoir été mouillés au Nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, la rencontre n’a pas encore eu lieu. Car le baptême, nous dit Jésus, c’est avoir été mouillé – naître d’eau – dans le bon esprit – naître d’Esprit.

Bien sûr, on n’est jamais du matin au soir dans le bon esprit. On vient au monde bien plus qu’on naît dans l’Esprit. Mais le premier jalon est passé, la rencontre a eu lieu. Et pour qui veut bien se laisser faire, pour celles et ceux qui veulent bien se laisser porter par le souffle de Dieu, Jésus est alors un chemin. Il était là au commencement, avec nous au point de départ, au début de l’aventure. Il sera là au dénouement, sur la ligne d’arrivée, pour toujours avec nous. Entre temps, il est là tous les jours, qu’on se réjouisse de sa présence ou qu’on vive comme s’il n’était pas là. Mais choisir sa compagnie, c’est choisir la vie.

Jésus est le chemin sur lequel marchent les hommes et les femmes qui lui font confiance. Et lorsqu’ils se perdent, ils peuvent alors chercher du regard ce poteau planté dans le sol, comme un rappel. Un rappel plutôt qu’un repère. À première vue, un repère nous serait utile pour retrouver le bon chemin, comme un poteau indicateur, mais les choses ne se passent pas ainsi. C’est comme si nous étions perdus en plein milieu de la nuit, incapables de lire l’inscription sur le panneau. Même si on nous montrait la direction à suivre, nous ne serions pas capables de retrouver notre chemin.

Plutôt que d’un poteau indicateur, ce poteau est un rappel, un signe lumineux dans la nuit, placé en haut, devant tous. Un rappel de nous laisser faire par Dieu. Si nous sommes perdus, Dieu va venir nous chercher. En fait, il est déjà là, mais nous devons nous laisser faire pour qu’il puisse nous prendre et nous emmener. Le baptême nous rappelle donc ce que Dieu fait pour nous (« la traversée de la mer Rouge et le retour à la vie de Jésus »).

Si nous nous perdons, c’est Dieu qui va nous saisir et nous déposer à nouveau sur le chemin. Se laisser faire par Dieu, c’est ce qu’on appelle prier : « Que ta volonté soit faite ! ». Prier, c’est faire confiance à la bonne volonté de Dieu. Sa volonté de nous donner du pain, de nous pardonner nos fautes et de nous délivrer du mal. Prier, c’est remettre sa vie à Dieu.

Le premier jalon, le poteau de rappel en question, c’est Jésus. C’est Jésus tel qu’on le rencontre dans le baptême. Le baptême, c’est vivre avec Jésus, dans le même esprit que lui. Le baptême, c’est un état d’esprit, une manière d’être. La vie de Jésus devient alors la nôtre. Sa mort devient la nôtre. Son retour à la vie sera le nôtre. Ce n’est pas la promesse d’une vie plus facile, c’est la promesse d’une vie qui en vaut la peine.

Le jour de notre baptême, nous arrivons les cheveux et les habits secs à l’Église, nous sommes mouillés et nous séchons à nouveau. Cela, c’est le baptême d’eau. C’est naître d’eau. Et puis, un jour (ce peut-être avant, pendant ou après), nous mettons notre confiance en Dieu. Confiance en ce qu’il y a la vie, la mort et d’avantage de vie encore. C’est le baptême d’Esprit. C’est naître d’Esprit. C’est vivre dans l’esprit de Jésus, dans l’esprit de Dieu. Dans le bon esprit. C’est vivre tout simplement. C’est tout simplement vivre.

Vivre, c’est possible car Dieu a aimé le monde. Jean en parle ainsi, au passé (aoriste), pour dire qu’en Jésus, Dieu nous montre tout son amour. Le monde est aimé. Dieu a aimé le monde une fois pour toute. Dieu aime le monde, il aime tout le monde (de tout son cœur, de tout son être et de toute sa force…).

L’amour de Dieu, c’est un amour qui est passion, attachement. C’est la passion de Jésus pour l’humanité, sa mort attaché à la croix. Sa mort pour nous, pour que nous puissions vivre. Jésus est mort pour nous donner la vie. Pour nous changer la vie, pour nous montrer où conduit la méchanceté et où conduit l’amour (la croix exprime les deux). Naître d’Esprit, c’est se laisser toucher par ce geste, nous abandonner entre les mains de Dieu pour qu’il nous change, c’est mourir avec lui à la méchanceté pour prendre vie à nouveau, avec lui, dans l’amour.

Changer de vie, mourir à la méchanceté pour renaître à l’amour, c’est cela, le baptême. Vivre, c’est se laisser aimer. Se laisser aimer, c’est une chose simple et difficile. Difficile, mais, nous dit Jésus, c’est ainsi que nous pourrons vivre tout simplement.

Se laisser aimer, et donc aimer à son tour, c’est une chose difficile. Vivre dans l’Esprit de Jésus, se laisser saisir et déposer sur le chemin, laisser Dieu nous pousser dans la bonne direction, ça n’est pas facile. C’est pour cela que l’Église de Jésus, ça n’est pas l’ensemble des paroisses et des communautés chrétiennes dans le monde, mais plutôt le mouvement de toutes celles et ceux qui, partout sur terre, vivent, même sans le savoir, dans le bon esprit. Certain·e·s ont été baptisé·e·s, d’autres non. Certain·e·s sont membres d’une paroisse ou d’une communauté chrétienne, d’autres non. Mais toutes et tous, ils obéissent à Dieu. Une Église, c’est le lieu où l’on devrait apprendre mieux qu’ailleurs à se laisser faire par Dieu.

Vivre, c’est possible car Dieu a aimé le monde. Dieu aime tout le monde, même les méchants. Il nous aime alors que nous ne le méritons pas. Et donc, aimer Dieu en retour, c’est se réjouir de son amour pour nous. C’est un acte de reconnaissance, de gratitude et de bénédiction. Petit à petit, la méchanceté laisse alors place à l’amour, la mort à la vie. S’abandonner à l’amour, cela change la vie, tout simplement.

Il n’y a rien qu’on puisse faire plaire à Dieu, si ce n’est nous laisser aimer par lui. Et cela change la vie. Amen.

Guilhem Riffaut, pasteur

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