Le culte a lieu au temple tous les dimanches à 10h30

Le temple :
9B av. de la Gare
78280 Montigny le Bretonneux

Pasteur : M. Guilhem RIFFAUT
01 30 69 09 02
pasteur@epusqy.org

Présidente du conseil presbytéral :
Mme Hanta RAJAONA
conseil.epusqy@gmail.com

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Bonjour à toutes et à tous,

  • Vous trouverez ci-dessous les lectures et la prédication du 7 février 2021.
  • Pour vous inscrire au culte de dimanche prochain (10h30), il vous suffit de contacter le conseil presbytéral.
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Lecture

Marc 1 : 29-34

Jésus sort de la maison de prière et tout de suite après, il va chez Simon et André. Jacques et Jean l’accompagnent.
La belle-mère de Simon est couchée, avec de la fièvre. Aussitôt, on parle d’elle à Jésus.
Jésus s’approche, il lui prend la main, il la fait lever et la fièvre la quitte. Ensuite la belle-mère de Simon se met à les servir.
Le soir, après le coucher du soleil, les gens amènent à Jésus tous les malades et tous ceux qui ont des esprits mauvais.
Tous les habitants de la ville sont rassemblés devant la porte de la maison.
Jésus guérit toutes sortes de malades. Il chasse aussi beaucoup d’esprits mauvais et il ne les laisse pas parler, parce qu’ils savent qui est Jésus.

Guérison de la belle-mère de Pierre, par Rembrandt van Rijn

Prédication

La semaine dernière, nous avons lu la première partie de cette histoire. C’est shabbat, le jour du repos (le samedi). Jésus s’en va à la synagogue avec ses disciples. Mais le shabbat n’est pas de tout repos : Jésus enseigne l’assemblée et juste à ce moment, un homme qui a un esprit mauvais entre dans la maison de prière.

Et l’esprit mauvais reproche à Jésus de vouloir le détruire ! Et Jésus de chasser le mauvais esprit, de le détruire, pour construire autre chose, avec nous, dans le bon esprit.

Le shabbat, c’est un jour pour célébrer la création et se souvenir des merveilles que Dieu a faites. Ce jour-là, le tobu bohu laisse place au repos du shabbat. Le chaos laisse place à la création. Le désert, à une oasis, le mauvais esprit au bon Esprit, la mort à la vie. Et ça n’est pas fini : tout de suite après Jésus s’en va chez Simon (Pierre) dont il guérit la belle-mère malade.

Jésus passe de la maison de prière à la maison de Pierre. Une maison qui pourrait être la nôtre. Après avoir appelés ses premiers disciples, Jésus tend maintenant la main à leur famille. Après avoir libéré un homme du mauvais esprit, il guérit maintenant une femme de sa fièvre.

Et ça continue : les gens amènent à Jésus tous les malades et tous ceux qui ont des esprits mauvais. On passe de la synagogue à la maison familiale à la ville entière. On passe de la belle-mère de Simon à beaucoup de malades, à tous les malades.

Et ainsi de suite : on passe de la ville à nos vies. Et tout cela va très vite. Tout va très vite chez Marc. Le livre lui-même se lit rapidement.  En quelques lignes seulement, l’Esprit Saint envoie Jésus de Nazareth au désert, du désert à Capernaüm et aussitôt, Jésus passe de la maison de prière à la maison de Pierre et de la maison de pierre à la ville, et de la ville à nos vies.

En quelques pages seulement, l’Esprit Saint envoie Jésus de la Galilée du 1er siècle au monde d’aujourd’hui. Il y a là un texte qui nous raconte comment Jésus a détruit les esprits mauvais et guérit les malades, avant d’être lui-même, ce Jésus, détruit sur la croix et de revenir à la vie au troisième jour. Et depuis, Jésus nous tend la main pour construire avec nous un monde différent, dans le bon esprit : une maison aux dimensions de la terre, où faire l’expérience de la guérison, de la vie.

Cette maison c’est l’Église. On serait tenté d’ajouter : « en théorie », mais cette fragilité de l’Église, qui fait d’elle comme un repas auquel Judas prend part, qui fait d’elle comme un troupeau où se cache des loups déguisés en agneau, cette fragilité, est-ce qu’on pourrait vraiment s’en passer ? Est-ce que ce serait toujours l’Église ? En fait, ce n’est pas tant de fragilité qu’il faut parler, mais de précarité.

La précarité, dans son sens premier, c’est ce qui est obtenu par la prière. L’Église, c’est ce qu’obtiennent les hommes et les femmes qui prient Dieu, c’est-à-dire, qui veulent vivre ensemble dans le respect de Dieu, le respect mutuel et le respect de la création. L’Église, ne concerne pas seulement la Galilée (« le Cercle »), c’est la terre habitée. Ça n’est pas seulement la synagogue (le bâtiment), c’est la maison de prières, de pierres vivantes. La précarité, c’est celle des habitants de Capernaüm qui parlent de la belle-mère de Simon à Jésus, qui lui amènent tous les malades. S’en remettre à Dieu, se laisser faire par lui, la foi, c’est une chose précaire, cela repose sur la prière, cela demande que nous nous laissions faire par Dieu.  

Ce matin, donc, on prie à Capernaüm. On prie Jésus de guérir la belle-mère de Simon. Jésus va donc faire de la maison de Pierre un centre de guérison. En effet dès le soir venu (dès la fin du shabbat, c.-à-d. dès que possible), on amène auprès de lui tous les malades et tous ceux qui ont un esprit mauvais.

Jésus guérit. Mais comment guérit-il ? D’abord on remarque que la maladie est une affaire non seulement personnelle mais aussi sociale. Aussitôt, on parle d’elle à Jésus. C’est toute une communauté qui se trouve perturbée par la fièvre de la belle-mère de Simon. On ne nous parle pas de telle ou telle personne prise isolément (un cas clinique), mais de la belle-mère de Simon. En touchant cette femme, la maladie touche aussi Simon, le mari de sa fille et elle touche Jésus, qui est le rabbin de Simon.

Autrement dit, Jésus est concerné par la maladie de cette femme. Tout comme Dieu, qui est comme un Père ou une Mère dont nous sommes tou·te·s les enfants, se préoccupe de ce que nous vivons. Avant de s’occuper de la belle-mère de Simon, Jésus s’en préoccupe déjà. Il s’en occupait déjà avant, dans la synagogue, lorsqu’il chassait l’esprit mauvais. Et tout ce que Jésus a fait à l’époque nous concerne encore aujourd’hui. C’est le sens de ce livre.

Jésus est préoccupé par l’état de santé de la belle-mère de Jésus : elle est couchée, avec de la fièvre (« en feu »). C’est moins la fièvre elle-même qui est importante que le fait d’être couché. Il y a le mal dont on souffre (la fièvre) et la manière dont on le vit. Vit-on avec la maladie ? Vit-on bien, ou nous empêche-t-elle de vivre ?

La belle-mère de Simon est couchée. Dans un livre comme celui-ci, c’est une image de la mort. Jésus va donc la voir tout de suite après avoir détruit le mauvais esprit dans la synagogue. Il y va pour la relever, à l’image de son propre retour à la vie. Tout ce que Jésus a fait à l’époque, les personnes qu’il a relevé, son retour à la vie, nous concerne encore aujourd’hui. Là encore, c’est ce qu’affirme ce livre, c’est la raison pour laquelle il a été écrit.

Demander à Dieu la guérison, c’est d’abord lui demander de nous faire vivre. Guérir et faire vivre, c’est, à l’origine, en hébreu, le même mot : chayah. Or il y a mille et une manières de vivre en compagnie de Jésus, du guérir. Lorsqu’on pense à la guérison, sans doute pense-t-on au retour à l’état d’avant, lorsqu’on ne souffrait pas.

La guérison, en Jésus, c’est plutôt un chemin sur lequel le retour en arrière n’en vaut pas la peine. Jésus ne promet pas une vie sans souffrance, mais une vie qui en vaut la peine. Ce qui en vaut la peine, c’est ce qui est devant nous. Dieu se préoccupe de nous. Il s’occupe de ce qu’il y avait avant, nous pouvons le lui abandonner. Il ne s’agit pas de revenir en arrière, mais d’avancer en sa compagnie.

La guérison, c’est ce lien qui se crée entre notre vie et la vie de Jésus. Entre nos souffrances et sa passion. Entre notre mort à venir et sa mort passée. Entre son retour à la vie et le nôtre.

Nous lisons : Jésus s’approche, il lui prend la main. Il relève la belle-mère de Simon, comme il nous relève sans cesse au cours de nos vies. Mais ce n’est pas la fin de la peine, pas encore. La belle-mère de Simon, comme toutes les personnes guéries et relevées par Jésus il y a 2000 ans, est morte depuis. Ce n’est pas la fin de la peine. Ça le sera un jour, au dernier jour. Ça peut être dans un instant ou demain. Mais en attendant Jésus s’approche et nous prend la main : C’est le début d’une vie nouvelle, la vie en sa compagnie. C’est le début de la vie avec Dieu, une vie qui en vaut la peine : la belle-mère de Simon se met à les servir. Une vie avec et pour les autres, au sein de la Création.

Ce sont les mots du psaume 73 (21-26) : « Quand mon cœur était blessé, quand j’étais profondément déchiré, j’étais stupide, je ne comprenais rien, j’étais comme une bête devant toi. Pourtant, je suis toujours avec toi ! Tu m’as pris par la main, tu me guides comme tu veux, puis tu me recevras avec honneur. Sur la terre, je ne désire que toi, et au ciel, qui d’autre sera à moi ? Mon corps et mon cœur peuvent être usés, mais Dieu est mon solide rocher et mon trésor pour toujours. »

Voilà un cri qui dit l’espérance d’une guérison qui est autant sociale et spirituelle que physique. Tout cela à la fois. Une guérison qui n’est pas retour en arrière, à la situation d’avant, mais qui est une avancée, main dans la main, avec Dieu.

Un chemin de guérison sur lequel Dieu nous pousse. Un chemin sur lequel nous pouvons nous laisser emporter. Un chemin de guérison qui est un chemin de vie, car il concerne toute notre vie. La guérison, c’est le retour à la vie. Retour non pas à notre vie d’avant, mais retour à la vie de Jésus, cette vie qui a du sens, qui en vaut la peine. Retour à la vie, avec ce Dieu qui nous prend la main. Amen.

Guilhem Riffaut, pasteur

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