Le culte a lieu au temple tous les dimanches à 10h30

Le temple :
9B av. de la Gare
78280 Montigny le Bretonneux

Pasteur : M. Guilhem RIFFAUT
01 30 69 09 02
pasteur@epusqy.org

Présidente du conseil presbytéral :
Mme Hanta RAJAONA
conseil.epusqy@gmail.com

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Lectures

1 Samuel 3 : 3-10

Samuel aussi dort dans la maison du Seigneur, près du coffre sacré. La lampe de Dieu brûle encore.

Le Seigneur appelle : « Samuel ! » Samuel répond : « Je suis là. »

Puis il court auprès d’Héli et lui dit : « Tu m’as appelé. Je suis là. » Mais Héli répond : « Je ne t’ai pas appelé. Retourne te coucher. » Samuel va se recoucher.

Le Seigneur appelle Samuel une deuxième fois : « Samuel ! » Samuel va près d’Héli et lui dit : « Tu m’as appelé. Je suis là. » Héli répond : « Je ne t’ai pas appelé, mon fils. Retourne te coucher. »

Samuel ne connaît pas encore le Seigneur, car celui-ci ne lui a jamais parlé.

Le Seigneur appelle Samuel une troisième fois. Samuel se lève. Il va près d’Héli et lui dit : « Tu m’as appelé. Je suis là. » Alors Héli comprend que c’est le Seigneur qui appelle l’enfant.

Il dit à Samuel : « Retourne te coucher. Et si on t’appelle, tu diras : “Parle, Seigneur, ton serviteur écoute ! ”  » Samuel va se coucher à sa place habituelle.

Le Seigneur vient et se tient là. Comme les autres fois, il appelle : « Samuel ! Samuel ! » Et Samuel répond : « Parle, ton serviteur écoute. »

Jean 1 : 35-39

Le jour suivant, Jean est là de nouveau avec deux de ses disciples.

Il regarde avec attention Jésus qui passe et il dit : « Voici l’agneau de Dieu. »

Les deux disciples de Jean entendent ces paroles et ils suivent Jésus.

Jésus se retourne. Il voit que les disciples le suivent et il leur demande : « Qu’est-ce que vous cherchez ? » Ils lui répondent : « Rabbi, où est-ce que tu habites ? » Le mot « Rabbi » veut dire « Maître ».

Jésus leur répond : « Venez, et vous verrez. » Ils viennent, ils voient où Jésus habite et ils restent avec lui ce jour-là. Il est environ quatre heures de l’après-midi.

Prédication

Nous parlons souvent de Jean-Baptiste ces dernières semaines, tantôt dans l’Évangile selon Jean, tantôt chez Marc. Chez Jean, nous l’avons rencontré une première fois à la mi-décembre. À la question : « Qui es-tu ? », Jean-Baptiste répondait : « Je ne suis pas le Messie ». Autrement dit, « je ne suis pas celui que vous attendez, c’est Jésus que vous attendez sans le savoir ». Jean-Baptiste se faisait petit pour ne pas faire obstacle à l’Esprit saint, pour ne pas retenir l’attention, mais plutôt diriger les regards vers Jésus.

À la question : « Que fais-tu », il répondait : « Moi, je baptise dans l’eau. Mais au milieu de vous il y a quelqu’un que vous ne connaissez pas ». Quelqu’un d’inattendu, un personnage surprenant, tout petit. C’est Jésus qui nous invite à nous faire à notre tour, comme Jean-Baptiste, tous petits, afin que, petit à petit, nous puissions grandir. C’est Jésus, qui ne plonge pas les gens dans l’eau, mais dans l’Esprit saint. Dans le souffle de Dieu, le souffle de vie. Quelqu’un qui plonge ceux qui veulent le suivre dans la vie.

Nous avons retrouvé Jean-Baptiste à Noël. Il appelait Jésus : « la Parole », parce que les mots de Jésus ont un pouvoir, celui d’élever, de guérir, de faire la paix, de faire vivre. « La Parole », parce que lorsque Jésus ouvre la bouche, tout est clair, il met tout à sa place, il créé le monde. Il nous change la vie. « La Parole », parce que les mots de Jésus sont des mots simples que nous pouvons employer à notre tour dans notre quotidien, de façon à être à notre tour, une bonne nouvelle pour les autres.

Dimanche dernier, nous étions encore en compagnie de Jean-Baptiste. D’après un autre témoignage, celui de Marc. Pour Marc et les chrétiens de sa communauté, Jean-Baptiste a dit, à propos de Jésus : « Je ne suis pas digne de me baisser [devant lui] ». Quand bien même, il s’est laissé rencontrer par Jésus tout en bas, dans le lit du fleuve Jourdain. En se faisant tout petit devant Jésus, Dieu a fait de lui une grande personne. Il l’a fait grandir. Et Jésus invite chacun et chacune d’entre nous à le rencontrer : non pas dans le Jourdain, là-bas, mais ici, tout en bas.

Nous retrouvons à nouveau Jean-Baptiste ce matin, dans l’Évangile selon Jean. Le lendemain du baptême de Jésus, Jean-Baptiste regarde passer Jésus et dit à deux de ses disciples (Jésus, lui, est seul) : « Voici l’agneau de Dieu ». Et lorsqu’ils entendent cela, les deux disciples en question quittent Jean-Baptiste pour suivre Jésus.

C’est donc que cet « agneau de Dieu » doit être un personnage important. Et pourtant, il n’y a rien chez un agneau qui inspire le respect ou la confiance. Un agneau n’est pas non plus un animal particulièrement gracieux. À part sa viande, c’est un animal qui n’a pas grand-chose pour plaire. Et c’est bien de cela dont parle Jean-Baptiste, et c’est cela qui résonne aux oreilles des deux disciples.

Jusqu’ici, Jean-Baptiste et ses disciples étaient occupés à préparer la venue du sauveur. Un sauveur qui rétablirait la justice sur la terre, qui punirait les méchants et qui récompenserait les hommes et les femmes qui aiment Dieu. Et de ce sauveur, ils possédaient une description, celle que donne la Bible, au livre du prophète Ésaïe : « La punition qui nous donne la paix est tombée sur lui. Et c’est par ses blessures que nous sommes guéris… On l’a fait souffrir, mais lui, il a accepté cela, il a gardé le silence. Comme un agneau qu’on mène à l’abattoir, comme un mouton qui ne crie pas quand on lui coupe sa laine, il a gardé le silence. » (Ésaïe 53, 5.7)

En un mot, Jean-Baptiste voit en Jésus quelqu’un dont la simplicité fait de lui un agneau en ce monde. Un monde, toujours le même, qui croit plus au rapport de force qu’à la coopération. Un monde, toujours le nôtre, qui tangue au gré des rivalités entre états, entreprises et individus. Un monde qui croit au rapport de force avec Dieu, qui résiste à son amour, à son appel à devenir, comme dit Paul, des coopérateurs de la grâce. Des gens qui ne font pas obstacle à l’Esprit saint.

Jean-Baptiste voit en Jésus quelqu’un qui, par sa simplicité, fera éclater au grand jour l’injustice qui règne en ce monde, la méchanceté de nos institutions, de nos modes de vies. Jean-Baptiste, qui est connu pour plonger dans l’eau des hommes et des femmes qui désirent ne plus vivre comme avant, voit un Jésus quelqu’un qui va s’attirer, par sa simplicité, des ennuis tels que plus personne ne pourra rester indifférent. Jésus est celui qui vit autrement, celui qui vit avec Dieu.

L’image de l’abattoir est dure, l’image du mouton silencieux est dure également, mais nous voyons bien ce que l’injustice a de révoltante. Il n’y a pas toujours grand monde pour se révolter, c’est bien vrai. Mais partout à la surface de la terre, on trouve des groupes, des associations, plus ou moins grands qui vont vouloir changer les choses, là devant les effets du réchauffement climatique et de la pollution, ici face aux réalités de l’élevage industriel. Ailleurs, on manifestera pour la libération d’un journaliste emprisonné, ici en faveur d’un lanceur d’alerte persécuté.

À l’origine, l’Église, le mouvement des amis de Jésus, était l’un de ces groupes. Face au scandale de la mort de Jésus, pourtant doux comme un agneau, on choisissait de changer de vie, de tourner le dos à la violence. On se rassemblait en souvenir du dernier repas que Jésus a pris avec ses disciples avant son assassinat. On trouvait là un chemin de vie. Un chemin difficile (être chrétien, s’était s’attirer des ennuis), mais qui en valait la peine.

Le mouvement œcuménique lui-même est né au lendemain de la Première Guerre mondiale, initié par des chrétiens convaincu que leur unité aurait permis d’éviter la catastrophe. L’œcuménisme, c’est une promesse de paix. Alors, à notre tour, laissons-nous révolter par Dieu, laissons-le nous scandaliser par sa faiblesse, par sa simplicité, celle de l’agneau. Attachons-nous à toutes ces croix, jusqu’aux plus petites, qui fleurissent autour de nous.

C’est au commencement de l’Église, que nous assistons ce matin, avec ces deux disciples qui s’attachent à Jésus lorsqu’ils voient que c’est par lui que la méchanceté du monde sera dénoncée. Deux disciples qui voient en Jésus une autre vie est possible, une autre manière d’habiter la création.

À celles et ceux qui veulent le suivre, Jésus pose une question : « Que cherchez-vous ? ». Que cherchons-nous ? Que cherches-tu ? Les deux disciples veulent vivre avec lui. Et nous, voulons-nous vivre avec Dieu, habiter cette terre avec lui ? Si oui, Jésus dit « Viens et vois ». Être disciple de Jésus, c’est le suivre jusqu’à sa destination. Un long voyage. Il prend le temps d’une vie. C’est un voyage pour avoir la vraie vie, dira Jésus (5,40).

Si nous voulons vivre en compagnie de Dieu, Jésus nous appelle à marcher avec lui. D’habitude, après une longue marche, on est fatigué, on a faim et soif. Jésus, lui, promet qu’à l’arrivée, nous vivrons vraiment (5,40), nous n’aurons plus jamais faim et plus jamais soif (6,35). À l’arrivée, nous serons avec Jésus, en compagnie de toutes celles et ceux qui se seront mis en route (6,37). Et Jésus lui-même nous donnera à boire (7,38). C’est une aventure qui en vaut la peine, nous dit Jésus. Il annoncera plus tard à ses disciples : « Celui qui veut me servir doit me suivre, et mon serviteur sera là où je suis » (12,7).

Sur ce chemin, il y a plein de choses à voir. S’attacher à la croix de Jésus, c’est apprendre à voir le monde autrement, c’est voir plein de choses qu’on ne voyait pas jusque-là. C’est voir non seulement des choses, mais aussi des personnes auxquelles on n’aurait pas prêté attention auparavant. Comme dans le texte de ce matin, avec ce Jésus qui n’a rien de remarquable, mais sur lequel les deux futurs disciples ont les yeux fixés, parce qu’ils cherchent à vivre autrement, en compagnie de Dieu plutôt qu’en conflit avec Dieu et leur prochain.

Que cherchons-nous ? Si l’on nous donnait de le choix d’aller habiter partout ailleurs dans le monde, quel endroit choisirions-nous ? Les deux disciples de ce matin veulent habiter ailleurs. Ils veulent vivre avec Dieu. Alors ils suivent Jésus qui passe près d’eux, parce qu’ils voient un lui quelqu’un qui est doux comme un agneau.

Jésus passe près de nous, aujourd’hui, comme hier et demain. Il nous appelle à le suivre et comme Samuel, nous pouvons lui répondre : « Je suis là ! ». Et de là, nous marcherons jusqu’à cet endroit ou Jésus habite. Cet endroit qui est comme le monde, mais où tout aurait été remis à l’endroit et où chacun et chacune à sa place à la table de Dieu. C’est le Royaume de Dieu. C’est Jésus. C’est la Vie. C’est la promesse d’une vie qui en vaut la peine. Amen.

Guilhem Riffaut, pasteur

Événements à venir
  1. Bureau

    mars 9 @ 8 h 00 min - 17 h 00 min
  2. Culte et KT en distanciel

    mars 14 @ 8 h 00 min - 17 h 00 min
  3. Culte et KT en distanciel

    mars 14 @ 9 h 30 min - 12 h 30 min