Le culte a lieu au temple tous les dimanches à 10h30

Le temple :
9B av. de la Gare
78280 Montigny le Bretonneux

Pasteur : M. Guilhem RIFFAUT
01 30 69 09 02
pasteur@epusqy.org

Présidente du conseil presbytéral :
Mme Hanta RAJAONA
01 30 54 94 58
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Lecture (Matthieu 15, 29-30)

Ensuite, Jésus quitte cet endroit et il s’en va au bord du lac de Galilée. Il monte sur la montagne et là, il s’assoit.

Des foules nombreuses viennent vers lui. Elles amènent avec elles des boiteux, des aveugles, des infirmes, des muets et beaucoup d’autres malades. Elles les déposent aux pieds de Jésus, et il les guérit.

Méditation

Dieu guérit-il vraiment ? Ce n’est pas du ciel que le monde attend un vaccin qui nous libèrera de l’épidémie actuelle de coronavirus. Et dans les sociétés dépourvues des moyens modernes de traiter les maladies en tout genre, c’est peut-être moins la foi qui caractérise l’attitude face à la maladie que le fatalisme.

Encore ne faut-il pas donner l’impression d’opposer simplement la science et la croyance. La science elle-même repose sur un certain nombre de croyances et de partis pris, tandis que l’acte de croire en Dieu est en soi parfaitement raisonnable. C’est d’ailleurs la raison de la considération grandissante par le monde médical occidental des besoins spirituels des malades. Traitements médicaux et prières de guérisons sont faits pour aller de pair.

Et c’est ainsi que nous pouvons comprendre l’action de Dieu dans le monde. C’est moins un évènement spectaculaire à espérer que le spectacle de la recherche, du soin et de la solidarité devant lequel nous pouvons dores et déjà nous émerveiller, tant il est vrai que par son Esprit, Dieu agit avec l’humanité et non pas indépendamment d’elle. Le monde est plein de ses signes et de ses paroles, pour peu qu’on accepte que ces signes soient déjà présents dans notre quotidien et que ses paroles sortent de la bouche de notre prochain.

Toutefois, c’est bien de guérison dont nous voulons parler ce matin, plus que de campagne de vaccination ou de soin. Parce que la guérison est véritablement un évènement pour la personne qui en bénéficie et son entourage, avec un avant et un après, lequel représente un mieux-être. Elle est une espérance universelle, présente tout au long de la Bible.

On en fait généralement très tôt l’expérience, pourtant, lorsqu’il s’agit de la relier à Dieu, la guérison n’a plus rien d’évident. Pour certains chrétiens, des guérisons ont lieu tous les dimanches dans leurs communautés. Pour d’autre, c’est un mythe voire un tabou. Entre les deux, c’est tout l’éventail de la croyance à l’incrédulité qui se déploie.

Dans l’évangile selon Matthieu, que nous parcourons depuis plusieurs semaines, les miracles de Jésus sont avant tout des guérisons. Jésus guérit les gens « de toutes leurs maladies et de toutes leurs douleurs » (4,23) : « On lui amène tous ceux qui souffrent : ceux qui ont des maladies et des douleurs de toutes sortes, ceux qui ont des esprits mauvais, ceux qui ont des crises nerveuses. On lui amène aussi les paralysés. Jésus les guérit » (24).

Au fil des pages, Jésus guérit des lépreux, des paralysés, des aveugles, des muets, des boiteux. Une femme qui perd du sang, le serviteur d’un officier romain, la belle-mère de Pierre, la fille d’une femme non-juive, un enfant qu’un esprit secoue et bien d’autres malades. Il rend la vie à une petite fille.

Mais qu’appelle-t-on au juste guérison ? Toujours chez Matthieu, c’est d’abord une demande qui est faite à Dieu de la part du malade ou de ses proches. Ceux-ci demandent à être purifié, ou un mot de la part de Jésus ou qu’il les touche. À être pris en pitié. À être aidé. Il suffit aussi que Jésus voit la foi de ceux qui viennent à lui.

La demande elle-même est le fruit de la confiance mise en Jésus. On lui explique qu’on est impur, que le serviteur et paralysé et souffre, que la fille a un esprit et va très mal. Chacun exprime directement à Dieu sa souffrance, le retentissement qu’elle a sur sa vie. Ainsi les deux aveugles demandent-ils à Jésus : « ouvre nos yeux ». C’est une demande plus profonde qu’il n’y paraît : elle traduit une demande aussi bien pour le corps que pour l’esprit et partant, pour la vie toute entière.  

Dans la Bible, guérir (en hébreu chayah) signifie ainsi vivre ou faire vivre. Derrière toutes les demandes faites à Jésus, c’est un cri pour la vie qui est poussé. D’autant plus que la Bible ne distingue pas le mal physique du mal spirituel. C’est la personne toute entière qui est considérée par Dieu.

Nous pouvons demander à Jésus de nous guérir, mais guérir n’est pas le retour à un état précédent. Dans la spiritualité juive, maladie et péché s’enchevêtrent. Dès lors, la guérison ne peut pas être un retour en arrière. C’est un pas en avant en compagnie de Jésus, vers davantage de vie encore. Une vie différente, toute nouvelle. Celle-ci peut-être paisible ou heurtée, brève ou longue. Mais parce qu’elle est vie dans le Christ, cela n’a plus tant d’importance, car elle a trouvé son sens.Nous voilà désormais dans l’amour.

Vivre, cela n’est pas possible seul. Guérir, c’est donc une relation nouvelle avec Dieu, avec soi-même et les autres. Guérir est donc une histoire de pardon. C’est se reconnaître d’abord soi-même malade, en manque d’amour et réaliser que cet amour nous tend les bras. C’est aimer avec Dieu cette humanité qui ne cherche qu’à vivre, parfois dans la sainteté, souvent de manière baroque. C’est alors notre mission d’aimer à notre tour, de faire vivre. La vie, voilà ce qu’on peut attendre du ciel. Amen.

Guilhem Riffaut, pasteur

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