Le culte a lieu au temple tous les dimanches à 10h30

Le temple :
9B av. de la Gare
78280 Montigny le Bretonneux

Pasteur : M. Guilhem RIFFAUT
01 30 69 09 02
pasteur@epusqy.org

Présidente du conseil presbytéral :
Mme Hanta RAJAONA
01 30 54 94 58
conseil.epusqy@gmail.com

Nous écrire

Votre nom (obligatoire)

Votre email (obligatoire)

Sujet

Votre message

Lecture (Matthieu 14, 22-33)

Tout de suite après, Jésus oblige ses disciples à monter dans la barque. Il veut qu’ils passent avant lui de l’autre côté du lac. Pendant ce temps, il veut faire partir les foules.

Jésus les renvoie donc, puis il monte dans la montagne pour prier. Quand la nuit arrive, Jésus est là, seul.

La barque est déjà assez loin de la terre. Le vent souffle contre la barque, et les vagues viennent la frapper.

Vers la fin de la nuit, Jésus vient vers ses disciples en marchant sur l’eau.

Quand les disciples le voient marcher sur l’eau, ils sont effrayés, ils disent : « C’est un fantôme ! » Et ils se mettent à crier, parce qu’ils ont peur.

Mais Jésus leur parle tout de suite en disant : « Rassurez-vous, c’est moi ! N’ayez pas peur ! »

Alors Pierre lui dit : « Seigneur, si c’est bien toi, donne-moi l’ordre de venir vers toi sur l’eau. »

Jésus lui dit : « Viens ! » Pierre sort de la barque et il se met à marcher sur l’eau pour aller vers Jésus.

Mais, en voyant qu’il y a du vent, il a peur, il commence à s’enfoncer dans l’eau. Alors il crie : « Seigneur, sauve-moi ! »

Aussitôt, Jésus tend la main à Pierre, il le saisit et lui dit : « Tu n’as pas beaucoup de foi ! Tu n’as pas eu confiance. Pourquoi ? »

Ils montent tous les deux dans la barque, et le vent s’arrête de souffler.

Alors les disciples qui sont dans la barque se mettent à genoux devant Jésus en lui disant : « Vraiment, tu es Fils de Dieu ! »

Méditation

Ceci n’est pas un miracle. Habituellement, on parle de miracle pour évoquer un phénomène surnaturel, ne respectant pas les lois de la physique ou dépassant nos connaissances médicales. Par exemple, les guérisons lors des pèlerinages à Lourdes sont examinées selon ce critère. Dès lors, bien sûr, il suffit que la science progresse pour que ce qui était hier un miracle encore n’en soit plus un. On appelle également miracle un évènement improbable dont on souhaite toutefois qu’il se produise. C’est le cas lorsque l’entraîneur actuel du Paris-Saint-Germain confie à la presse, à propos du retour de blessure de son attaquant Kylian Mbappé : « Chaque jour compte pour faire, peut-être, un miracle ».

Les premiers chrétiens, qui nous ont transmis les récits de la marche de Jésus sur l’eau, ne connaissaient rien de tel. Qu’est-ce qu’un évènement inexplicable, quand tout trouve déjà son explication dans l’amour de Dieu ? Comment concevoir quelque chose de surnaturel, quand la nature est déjà merveilleuse, qu’on ne lui connaît pas de règles fixes ?

Dans nos Bibles en français, on trouve en général les mots « merveille », « prodige » et signe » pour décrire les actions étonnantes de Dieu. Surtout, le miracle y est avant tout rencontre avec Dieu : Ouverture de la mer Rouge, soleil arrêté en pleine course, morts ramenés à la vie : le miracle, la merveille, le signe, est ce par quoi Dieu se fait connaître.

Lorsque Jésus marche sur l’eau, Dieu se manifeste comme celui qui a la maîtrise de la création. C’est le tohu-bohu du commencement qui est là sous ses pieds. Pensons au potier, qui peut bien faire ce qu’il veut de la glaise entre ses mains.

Dans le même temps, Dieu tient à nous faire savoir qu’il est proche de nous. Ainsi, Jésus quitte la solitude de la montagne pour rejoindre ses disciples sur le lac. Il quitte littéralement le ciel pour venir en contrebas sauver l’humanité en difficulté, en contrebas. Dieu vient sauver l’humanité en général et chaque être humain en particulier : après que Pierre se soit engagé sur l’eau à son tour, dans un élan de confiance, Jésus est encore là pour le secourir lorsqu’il doute.

Pour bien voir ce qu’est un miracle, nous pouvons rapprocher ce récit d’une autre histoire, celle du buisson en feu :

Moïse garde les moutons et les chèvres de Jéthro, son beau-père, le prêtre de Madian. Un jour, Moïse conduit le troupeau au-delà du désert et il arrive à l’Horeb, la montagne de Dieu.

Là, l’ange du Seigneur lui apparaît dans une flamme, au milieu d’un buisson. Moïse regarde : le buisson est en feu, mais le feu ne détruit pas le buisson.

Moïse se dit : « Je vais faire un détour pour voir cette chose étonnante. Le buisson n’est pas brûlé. Pourquoi donc ? »

Le Seigneur voit que Moïse fait un détour pour regarder. Alors Dieu l’appelle du milieu du buisson : « Moïse ! Moïse ! » Moïse répond : « Je suis là ! » Le Seigneur dit : « N’approche pas du buisson ! Enlève tes sandales parce que cet endroit est saint.

Je suis le Dieu de tes ancêtres, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob. » Moïse se cache le visage parce qu’il a peur de regarder Dieu.

Le Seigneur continue : « J’ai vu la misère de mon peuple en Égypte. Je l’ai entendu crier sous les coups de ses chefs égyptiens. Oui, je connais ses souffrances.

Je suis donc descendu pour le délivrer du pouvoir des Égyptiens. Je veux l’emmener d’Égypte dans un pays beau et grand qui déborde de lait et de miel. C’est le pays des Cananéens, des Hittites, des Amorites, des Perizites, des Hivites et des Jébusites.

En effet, les cris des Israélites sont montés jusqu’à moi, et j’ai vu aussi comment les Égyptiens les écrasent.

Alors maintenant, je t’envoie vers le roi d’Égypte. Va et fais sortir de son pays les Israélites, mon peuple. (Exode 3)

Moïse et les compagnons de Jésus sont les témoins de choses étonnantes. Le premier, qui est berger dans le désert, découvre un feu dans un buisson qui ne brûle pas. Les autres, des pêcheurs, voient Jésus marcher sur l’eau. Mais là où la curiosité de Moïse le pousse vers le prodige, les disciples, eux, prennent peur. Et tandis que Yahvé dit à Moïse de rester à bonne distance, Jésus monte carrément dans la barque de ses amis – en compagnie de Pierre, qui avait voulu le rejoindre.

Dans le désert comme sur la mer, Dieu fait ces choses, encore une fois, pour que nous le connaissions. À Moïse surpris, il dit : « Je suis là ! ». Aux disciples apeurés : « C’est moi ! ». Il apprend à Moïse qu’il est son Dieu, « le Dieu de tes ancêtres, le Dieu d’Abraham, de Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob » et qu’il va libérer son peuple écrasé par les Égyptien. Jésus pour sa part laisse aux disciples le soin de dire eux-mêmes qu’il est « le Fils de Dieu », celui qui sauve l’humanité tout comme il vient de sauver Pierre de la noyade.

Dieu fait des choses étonnantes. Il ne les fait pas tellement pour nous épater, mais plutôt pour attirer notre attention. Le buisson en feu suscite tout au plus en Moïse la curiosité et l’interrogation : « pourquoi donc ? », et les disciples croient voir un fantôme. Le miracle n’est perçu comme tel qu’après que Dieu ait parlé (« Je suis là ! », « C’est moi ! ») et que cette parole ait été reçue dans la confiance. Le vrai miracle, ce n’est pas le feu dans le buisson ou l’eau sous les pieds de Jésus, c’est que Dieu est là et qu’il nous parle. C’est cela qui bouleverse Moïse et les pêcheurs. Nous voyons donc que Dieu ne fait pas de miracles pour que nous croyions en lui, mais c’est parce que nous croyons en lui, parce que nous lui faisons confiance, que nous sommes témoins de ses merveilles.

Dans ces récits, la rencontre avec Dieu se fait dans des lieux qui, dans l’univers biblique, sont parmi les plus inquiétants : le désert et la mer. Dans ces deux endroits, la vie n’est pas possible, ou du moins est-elle soumise à toutes sortes de périls. Le désert est le lieu de la faim, de la soif, du feu et des fauves. C’est là que vivent les démons. Un lieu où toute sorte de mal peut vous arriver. Au temps de Jésus, c’est là qu’habite Satan (le mal « en personne »). C’est dans le désert que Jésus ira le confronter (et le vaincre grâce à la Bible !). La mer est également un lieu hostile, qui rappelle, à nouveau, le tohu-bohu sans vie du commencement, cette eau que Dieu a séparé en deux pour faire émerger la terre ferme sur laquelle il fait s’épanouir les plantes, les animaux, l’être humain…

Jésus est avec nous sur cette terre en surchauffe. Il a tout mis sous ses pieds, le ciel et la terre et nous invite à prendre exemple sur lui pour habiter notre planète. Il nous invite à nous laisser guider par son Esprit d’amour, de fraîcheur et de sainteté. À nous réjouir de toutes ces merveilles qui nous entourent : le soleil, la pluie, les bestioles en tout genre, un visage amical ou tous les amis de Dieu qui, partout dans le monde, cultivent l’amour et qui sont autant de sœurs et de frères pour nous. Réjouissons-nous ! car Dieu vient près de nous. Réjouissons-nous de ses merveilles. Après tout, comme je l’ai entendu la semaine passée à l’occasion du baptême d’un ami : la foi, c’est la voie de la joie ! Amen.

Guilhem Riffaut, pasteur

Événements à venir
  1. Bureau

    septembre 29 @ 20 h 15 min - 23 h 00 min
  2. Conseil Presbytéral

    octobre 13 @ 20 h 15 min - 23 h 00 min
  3. Bureau

    novembre 3 @ 20 h 15 min - 23 h 00 min