Le culte a lieu au temple tous les dimanches à 10h30

Le temple :
9B av. de la Gare
78280 Montigny le Bretonneux

Pasteur : M. Guilhem RIFFAUT
01 30 69 09 02
pasteur@epusqy.org

Présidente du conseil presbytéral :
Mme Hanta RAJAONA
01 30 54 94 58
conseil.epusqy@gmail.com

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Seigneur,

Nous te remercions encore une fois parce que tu nous permets de nous réunir à nouveau ce dimanche.

Merci pour ta présence et les enseignements que tu nous dispenses ce matin par la Bible. Que ta Parole ne revienne pas à toi sans avoir eu sur nos vies l’effet que tu souhaites.

Père Éternel,

Nous remettons entre tes mains nos malades et toutes les personnes affaiblis. Que ton amour et ta grâce leur donne des forces et les garde tout près de toi.

Nous te prions pour tous les parents qui désirent faire connaître ton amour à leurs enfants et à leurs proches. Donne-leur ta patience, ton amour, ta tolérance et les mots qu’il faut pour parler de Toi.

Apaise les cœurs de tous ceux qui se sont inquiets ou angoissés. Calme la tempête en eux. Que ta paix inonde leurs cœurs et leurs esprits.

Éternel Dieu de bonté,

Nous prions pour tous ceux qui cette semaine passent un examen  ou attendent des résultats, qu’il s’agisse de leur vie scolaire, professionnelle ou de leur santé. Sois pour eux une aide et source de sagesse.

Nous prions afin que tu bénisses davantage tous ceux qui de près ou de loin participent à la vie de ton Église dans le monde et ici, à Saint-Quentin-en-Yvelines.

Continue de les fortifier dans leur appel et de leur donner un cœur d’adoration pour Toi.

Enfin, Seigneur nous voulons te remercier pour notre communauté. Que ta main de paix, d’amour, de consolation demeure toujours sur nous.

C’est dans l’amour et au Nom de ton fils Jésus-Christ que nous te prions. Amen.

Lecture biblique

L’évangile selon Matthieu, chapitre X, les versets 34 à 42 :

« Ne pensez pas que je suis venu apporter la paix sur la terre. Je ne suis pas venu apporter la paix, mais le combat.

En effet, je suis venu séparer l’homme et son père, la fille et sa mère, la belle-fille et sa belle-mère.

On aura pour ennemis les gens de sa famille. »

Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi. Celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi.

Celui qui ne prend pas sa croix et qui ne me suit pas, celui-là n’est pas digne de moi.

Celui qui veut garder sa vie la perdra. Celui qui perdra sa vie à cause de moi la retrouvera. »

Prédication

« Je ne suis pas venu apporter la paix, mais le combat », dit Jésus. Pour les premières générations de chrétiens, c’était une évidence. Adhérer au mouvement de Jésus ne leur facilitait pas la vie, au contraire, cela pouvait leur valoir de gros ennuis. Et cela est resté vrai pendant plusieurs siècles.

La première génération de chrétiens a été poursuivie parce que Jésus avait été condamné comme blasphémateur et fauteur de trouble. Avec la diffusion du message chrétien dans l’empire romain, c’est l’accusation d’athéisme qui a été portée contre les membres de l’Église : ceux-ci refusaient de reconnaître les dieux des autres et de vouer un culte à l’empereur.

Ainsi, lorsque Jésus dit qu’il est venu apporter le combat, littéralement « une épée », il parle des déchirements qu’entraîne son appel dans la société, dans les familles. Au chapitre précédent, Jésus dit : « Personne ne met un morceau de tissu neuf sur un vieux vêtement. Sinon, le morceau neuf arrache une partie du vieux vêtement, et le trou dans le vieux vêtement est encore plus grand ! »

Personne ne met un morceau de tissus neuf sur un vieux vêtement, sauf Jésus, finalement, qui trouve qu’appeler des hommes et des femmes à le suivre dans un monde occupé à tout autre chose en vaut la peine. Appeler à la paix un monde violent ne peut que perturber le cours des choses. Mais en dépit des risques que cela représentait, les disciples de Jésus croyaient fermement que cela en valait la peine.

Il y a une paix plus grande que la paix sociale, que la paix au sein de la famille, au sein du couple : c’est la paix qui naît de la fidélité à Jésus. Du Golgotha à Auschwitz et chaque jour sur terre en bien des endroits, en bas de chez nous comme à l’autre bout du monde, des chrétiens s’attirent des ennuis au nom de leur conscience qui leur dicte que l’humanité est trop précieuse aux yeux de Dieu pour accepter qu’elle vive courbée, pliée sous le poids de la violence politique, économique ou sociale. Chaque jour des personnes souffrent à cause de leur foi en ce que l’homme et la femme ont été créés pour la liberté vis-à-vis du péché, de la violence, à l’image de Jésus.

Jésus dit ensuite, toujours dans ce passage de l’évangile selon Matthieu : « Celui qui vient à moi doit m’aimer plus que ses parents ». Dans l’Évangile selon Luc, c’est le mot « détester » qui est employé : « Si quelqu’un vient à moi et ne déteste pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, ses sœurs et même sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple. » (Lc 14,26)

En tant que chrétiens, aimer Jésus plus que sa famille, comme le rapporte Matthieu, ce n’est pas en soi choquant. On peut trouver ça trop exigeant et difficile, mais l’idée qu’il nous faille aimer Jésus par-dessus tout, nous pouvons sans doute tous l’entendre.  Or cette autre parole, chez Luc cette fois : « Celui qui me suit doit détester sa famille » est choquante, bien sûr.

Mais pourquoi Jésus voudrait-il à nous choquer ? Peut-être afin que, par notre réaction intime à cette parole, nous réalisons à quel point nous tenons vraiment à nos proches. Et nous pouvons dès lors nous poser la question : « Est-ce que j’aime Jésus au moins autant que mes proches ? ». Il nous aide ainsi à mesurer la place, petite ou grande, que nous lui accordons, à lui, Jésus, dans nos vies.

Dans le même sens, Julienne de Norwich, qui a vécu en Angleterre au tournant des 14ème et 15ème siècles, a écrit : « On aime Jésus autant que la personne qu’on aime le moins ».

« Celui qui me suis doit m’aimer plus que sa famille ». À nouveau, c’est une parole de consolation pour tous ceux dont la foi, aujourd’hui encore, n’est pas acceptée par leurs proches. Autrement dit, c’est toujours en Jésus qu’on aime le mieux le monde, y compris nos familles, même si le monde nous rejette à cause de lui.

Dans nos vies quotidiennes, nous ne dirions sans doute pas que c’est dur d’être chrétien. On peut se lamenter devant la marche du monde, mais nous dirions plutôt que la foi nous ouvre (à) l’(E)sprit, que la foi nous procure joie et consolation, qu’elle nous permet de rencontrer des gens de tous horizons avec lesquels avancer sur notre chemin… Mais ayons à l’esprit que ce n’est pas toujours facile pour tout le monde. Par exemple, je connais une personne qui a démissionné de son travail parce qu’elle ne se voyait pas préparer le plan de licenciement qu’on lui demandait. Suivre Jésus ne rend pas donc forcément la vie plus simple.

Dans ce passage, Jésus dit enfin : « Celui qui veut garder sa vie la perdra. Celui qui perdra sa vie à cause de moi la (re)trouvera. » Le sens de ce verset n’est plus si obscur si l’on se penche sur le vocabulaire employé. En effet lorsque Jésus parle de la vie, il utilise le mot psuché. Et psuché a donné «psychisme» ou «psychologie», en français. En français, la psyché, c’est l’esprit.

Dans la tradition chrétienne, trois mots grecs désignent la vie : bios, psuché et zóé. Bios, c’est la vie du point de vue physiologique, c’est le corps. C’est ce qu’étudie l’étudiant en médecine. La psuché pour sa part prend en compte les pensées. Un peu plus tôt dans Matthieu, Jésus dit : « Est-ce que la vie (psuché) n’est pas plus que la nourriture (la viande) ? » (Matthieu 6,25). C’est donc la représentation du monde un peu obscure en fonction de laquelle chacun fait sa vie. C’est vivre sans se connaître bien soi-même et sans connaître Dieu. Enfin, la zóé, c’est la vie de Dieu, cette vie plus forte que la mort qu’il nous offre en partage. C’une vie qui a du sens : une vie que l’on va parfois se compliquer parce que cela en vaut la peine. C’est la vie en compagnie de Jésus. Dans l’évangile selon Jean, Jésus dit : « Je suis la vie », « Je suis la zóé ».

Dès lors, lorsque Jésus dit : « Celui qui veut garder sa psuché la perdra, mais celui qui perdra sa psuché à cause de moi la trouvera », il nous encourage à ne pas nous entêter dans notre psuché, à abandonner nos manières de vivre insensées comme on le ferait d’un vieux vêtement usé. Cet entêtement, nous en voyons bien aujourd’hui le coût social, écologique et sanitaire. Bien plutôt, il nous encourage à nous engager à sa suite pour la paix : paix entre les êtres humains et Dieu, paix entre les êtres humains et le reste de la création, paix entre les humains entre eux. Un chemin difficile mais qui en vaut la peine.

En temps normal, c’est en se rassemblant pour partager le pain et le vin dans le pardon que les chrétiens témoignent de la manière de vivre qui plaît à Dieu.

Car c’est à cela que servent les rassemblements chrétiens, les Églises : manifester aux yeux du monde que Dieu rend possible la vie dans le don, le pardon et la paix.

Aujourd’hui, témoigner de la vie que Dieu nous donne, c’est déjà simplement chercher un sens à sa vie, qui chez soi, qui au temple, en union de prière avec tous ceux qui dans le monde, de manière consciente ou non, parcourent ce chemin qu’on appelle le Christ. Un chemin difficile mais qui en vaut la peine. Amen.

Événements à venir
  1. Bureau

    septembre 1 @ 20 h 15 min - 22 h 30 min
  2. Assemblée générale de l’EPUSQY

    septembre 13 @ 9 h 30 min - 12 h 00 min
  3. Culte de rentrée

    septembre 13 @ 10 h 45 min - 12 h 00 min